Six médecins tunisiens ont été annoncés élus, le 23 septembre 2026, au Conseil départemental de la Ville de Paris de l’Ordre des médecins. Une percée institutionnelle présentée par l’Ambassade de Tunisie en France comme une première.
Le signal est fort. Mokhtar Zaghdoud, Henda Laaribi, Olfa Mandhouj, Abdelhakim Kechich, Raouia Ben Ismail et Wajih Menif figurent parmi les élus annoncés à l’issue du scrutin parisien.
L’information a été relayée le 24 septembre par la TAP et La Presse, qui l’attribuent à l’Ambassade de Tunisie en France.
Une instance à nommer correctement
Une précision s’impose toutefois. Plusieurs reprises évoquent un « Conseil régional de l’Ordre des médecins de Paris ». La dénomination officielle est différente : il s’agit du Conseil départemental de la Ville de Paris de l’Ordre des médecins.
Le scrutin du 23 septembre visait au renouvellement intégral de cette instance, après sa dissolution en avril 2026. Au total, 28 postes de titulaires et 28 postes de suppléants étaient à pourvoir, selon les informations publiées par le conseil parisien.
La nuance institutionnelle est importante. Le conseil départemental intervient notamment dans l’inscription au tableau de l’Ordre, l’examen des contrats des médecins, la permanence des soins ou encore la réception des plaintes. Il ne doit donc pas être confondu avec l’échelon régional.
Une visibilité nouvelle pour les médecins tunisiens
Au-delà du scrutin lui-même, l’élection des six praticiens apporte une visibilité nouvelle aux compétences médicales tunisiennes établies en France.
Mokhtar Zaghdoud est par ailleurs présenté comme président de l’Association des médecins tunisiens en France. Pour les cinq autres élus, les éléments disponibles ne permettent pas encore d’établir de manière suffisamment robuste leurs fonctions, spécialités et parcours professionnels respectifs.
C’est la prochaine étape éditoriale : passer de l’annonce collective aux trajectoires individuelles, sans extrapolation.
En attendant, le fait politique et professionnel est là : six médecins tunisiens accèdent simultanément à une instance ordinale parisienne, avec une représentation que l’ambassade tunisienne présente comme inédite.


