À la veille des 23 et 24 septembre, la grève reste maintenue côté syndical. L’UTICA en conteste toutefois la légalité et assure que l’approvisionnement sera maintenu. À J-1, ces trois affirmations n’ont pas le même statut.
Le conflit dans le transport des carburants a changé de nature. La question n’est plus seulement de savoir si la grève annoncée pour les 23 et 24 septembre aura lieu, mais aussi si elle respecte les règles du Code du travail et si elle peut réellement perturber l’approvisionnement.
La grève reste maintenue côté syndical
La dernière position syndicale vérifiée reste celle d’un maintien du mouvement. Les représentants de la Fédération générale du pétrole et des produits chimiques indiquaient lundi que la grève demeurait programmée dans l’attente d’une conciliation.
À ce stade, il serait donc incorrect d’annoncer son annulation.
Oui, selon la dernière position syndicale vérifiée. L’UTICA en conteste toutefois la légalité et affirme que l’approvisionnement sera maintenu. À J-1, aucune de ces positions ne permet encore de garantir l’absence ou la présence de perturbations.
L’UTICA conteste sa légalité
Les structures patronales relevant de l’UTICA affirment, de leur côté, que les entreprises de transport n’ont reçu aucun préavis de grève conforme aux dispositions du Code du travail. Elles considèrent par conséquent qu’un arrêt de travail serait illégal.
Cette qualification doit cependant rester attribuée à l’UTICA.
Le Code du travail prévoit notamment un préavis de dix jours et sa notification aux parties concernées. Or, l’émission d’un préavis daté du 27 août 2026 pour une grève les 23 et 24 septembre est documentée.
La question porte donc aussi sur sa conformité, ses destinataires et sa réception effective. Sans le dossier complet de notification et les accusés de réception, il n’est pas possible d’établir indépendamment que la grève est juridiquement illégale.
Approvisionnement : une garantie, pas encore un constat
L’UTICA affirme parallèlement que les entreprises pétrolières, les transporteurs et les stations-service sont mobilisés et que l’approvisionnement du marché sera assuré les 23 et 24 septembre.
À J-1, il s’agit toutefois d’un engagement déclaré, pas d’un résultat observable.
Pour les automobilistes, la situation peut donc se résumer ainsi : grève maintenue selon le syndicat, légalité contestée par le patronat et approvisionnement annoncé comme assuré par l’UTICA. Une éventuelle conciliation ou les conditions réellement observées mercredi permettront de départager ces scénarios.
Chiffres clés
- 23 et 24 septembre 2026 : dates annoncées du mouvement.
- 27 août 2026 : date rapportée du préavis.
- 10 jours : délai de préavis prévu par le Code du travail.
Site : UGTT


