À fin juillet 2026, le commerce extérieur tunisien présente un bilan contrasté, marqué par une progression soutenue des échanges, mais aussi par une forte aggravation du déficit commercial. Celui-ci atteint 14,96 milliards de dinars, contre 11,90 milliards un an auparavant, soit une détérioration de plus de 3 milliards de dinars.
Le principal indicateur négatif reste la facture énergétique. Le déficit énergétique s’élève à 7,95 milliards de dinars, contre 6,04 milliards durant les sept premiers mois de 2025.
Les importations de produits énergétiques ont bondi de 35,7%, contribuant fortement à la progression globale des importations, qui augmentent de 13,7% pour atteindre 55,60 milliards de dinars. Les matières premières et demi-produits affichent également un déficit important de 3,77 milliards, devant les biens d’équipement, à 2,63 milliards. Les secteurs des mines, phosphates et dérivés ainsi que du textile-habillement enregistrent parallèlement des baisses d’exportations respectives de 11,9% et 3,6%.
Plusieurs signaux positifs atténuent toutefois ce constat. Les exportations progressent de 9,9%, à 40,64 milliards de dinars, soutenues notamment par les industries mécaniques et électriques (+10,5%), l’agroalimentaire (+22,9%) et l’énergie (+53,3%). Les ventes d’huile d’olive constituent un moteur majeur, passant de 2,51 à 3,59 milliards de dinars.
Le secteur alimentaire dégage ainsi un excédent de 1,01 milliard de dinars. Autre évolution favorable : hors énergie, le déficit commercial est limité à 7,01 milliards de dinars, ce qui confirme le poids déterminant de la dépendance énergétique dans le déséquilibre extérieur.
Enfin, l’Union européenne demeure le premier débouché des exportations tunisiennes, représentant 70,4% du total, avec des hausses vers la France, l’Italie et l’Allemagne. La principale fragilité reste cependant claire : les importations augmentent plus rapidement que les exportations, creusant mécaniquement le déficit commercial.



