La Tunisie poursuit son offensive pour attirer les fournisseurs automobiles asiatiques. Une délégation de 13 entreprises coréennes doit se rendre dans le pays à la mi-octobre 2026, avec en ligne de mire le sourcing industriel et de possibles investissements.
Après les équipementiers chinois, la Tunisie ouvre plus largement la piste coréenne. Treize entreprises sud-coréennes actives dans différents métiers des composants automobiles sont attendues à la mi-octobre 2026, dans le cadre du Tunisian Automotive Partnership Roadshow.
La mission, annoncée par l’ambassade de Tunisie à Séoul, doit être organisée avec la Tunisian Automotive Association (TAA), la FIPA et la Chambre de commerce tuniso-coréenne. Son objectif est de mettre en relation les industriels coréens avec l’écosystème automobile tunisien.
Hyundai Mobis parmi les contacts
L’annonce intervient après une rencontre avec Hyundai Mobis. Les échanges ont porté sur deux pistes : l’approvisionnement auprès de fabricants implantés en Tunisie et l’étude de projets d’investissement direct.
La distinction est importante : aucun investissement lié à cette mission n’est encore annoncé. La démarche reste, à ce stade, une opération de prospection industrielle.
Après la Chine, diversification asiatique
Cette offensive coréenne prolonge une séquence engagée avec des industriels chinois. En septembre 2025, la Tunisia Investment Authority avait organisé des rencontres B2B réunissant 9 entreprises chinoises des secteurs du câblage, de l’électronique, des composants mécaniques et des plastiques avec plus de dix entreprises tunisiennes ou filiales internationales présentes dans le pays.
La Corée du Sud dispose déjà d’un point d’ancrage industriel en Tunisie. Yura Corporation, implantée à Kairouan depuis 2007, a annoncé en décembre 2025 une cinquième unité représentant un investissement de 50 millions de dinars.
L’enjeu dépasse donc la simple multiplication des missions de prospection. Pour la Tunisie, il s’agit de transformer ces contacts asiatiques en référencements de fournisseurs, commandes, partenariats industriels ou implantations.
La visite des 13 équipementiers constituera une nouvelle étape. Sa portée réelle se mesurera aux contrats et investissements qui pourront en découler.


