L’Organisation internationale pour la protection des enfants de la Méditerranée (OIPEM) a appelé, mercredi, la ministre de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Séniors, le délégué général à la protection de l’enfance, au délégué régional à la protection de l’enfance à Tunis ainsi que le procureur de la République près le tribunal de première instance de Tunis à intervenir immédiatement pour vérifier l’exactitude des photos et vidéos diffusées sur les réseaux sociaux et montant des enfants en danger dormant sur les trottoirs afin de leur fournir la protection et la prise en charge nécessaires.
Dans un communiqué, l’organisation indique avoir pris connaissance de photos et de vidéos largement diffusées sur les réseaux sociaux montrant des enfants dormant sur les trottoirs, notamment sur la place Barcelone à Tunis et dans d’autres espaces publics.
Elle souligne que la vérification de chaque situation relève des autorités compétentes, mais considère que la seule présence d’enfants dans de telles conditions impose une intervention rapide afin d’établir les faits, de déterminer les responsabilités et de prendre les mesures de protection nécessaires pour préserver leurs droits et les mettre à l’abri de tout danger.
L’organisation rappelle que l’article 52 de la Constitution tunisienne oblige l’État à garantir la dignité, la santé, la protection et l’éducation de l’enfant, tout en veillant à son intérêt supérieur sans discrimination. Elle souligne également que le Code de la protection de l’enfant impose aux autorités compétentes d’intervenir chaque fois qu’un enfant se trouve dans une situation menaçant sa sécurité, sa santé ou son intégrité physique, psychologique, morale ou sociale, et de prendre les mesures nécessaires pour écarter le danger et assurer sa protection immédiate.
L’organisation rappelle en outre que l’article 3 de la Convention des Nations unies relative aux droits de l’enfant fait de l’intérêt supérieur de l’enfant la considération primordiale dans toute décision le concernant.
Elle cite également l’article 19, qui impose la protection des enfants contre toutes les formes de violence, de négligence et d’exploitation, ainsi que les articles 20 et 27, qui garantissent leur droit à une prise en charge de remplacement et à un niveau de vie assurant leur développement.
Elle souligne, par ailleurs, que la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant oblige les États à adopter les mesures législatives, administratives et judiciaires nécessaires pour protéger les enfants contre l’errance, l’exploitation et la négligence.


