Banque de Tunisie - BTLa Banque de Tunisie a enregistré une hausse à deux chiffres de son Produit Net Bancaire au premier semestre 2026, soutenue par la progression des revenus et surtout par le recul des charges d’exploitation bancaire. La dynamique du crédit reste forte, mais elle s’accompagne d’une collecte de dépôts presque stable, ce qui resserre le profil de liquidité.

La Banque de Tunisie a vu son Produit Net Bancaire progresser de 11,8 % sur un an, à 292,1 millions de dinars à fin juin 2026, contre 261,2 millions un an plus tôt. Cette amélioration repose sur une hausse de 4 % des produits d’exploitation bancaire, à 476,9 millions de dinars, combinée à une baisse de 6,5 % des charges d’exploitation bancaire, à 184,8 millions.

Les intérêts générés ont augmenté de 3,2 %, tandis que les revenus du portefeuille commercial et d’investissement ont progressé de 9,1 %. Les commissions perçues sont restées stables. Du côté des coûts de financement, les intérêts encourus ont reculé de 8,1 %, à 175,8 millions de dinars. La banque attribue cette évolution à un effet favorable de la révision de ses conditions de financement.

La croissance du PNB a dépassé celle des charges opératoires, qui ont augmenté de 7 %, à 91,8 millions de dinars. Les frais de personnel ont progressé de 8,3 %, tandis que les charges générales d’exploitation ont augmenté de 3,9 %. Malgré cette hausse, le coefficient d’exploitation s’est amélioré à 31,42 %, contre 32,84 % un an auparavant, signalant une efficacité opérationnelle renforcée.

L’activité de crédit a également soutenu la performance. Les encours nets de crédits à la clientèle ont atteint 6,59 milliards de dinars, en hausse de 9,6 % sur un an. La collecte a évolué à un rythme plus faible, les dépôts progressant de seulement 0,3 %, à 6,81 milliards de dinars.

La composition des dépôts s’est toutefois améliorée. Les dépôts à vue ont augmenté de 5,7 % et les dépôts d’épargne de 8,8 %, tandis que les dépôts à terme ont reculé de 13,5 %. Ce mouvement vers des ressources potentiellement moins coûteuses a contribué à réduire les intérêts encourus.

La forte progression des crédits, face à des dépôts presque stables, a porté le ratio crédits/dépôts à 96,8 %, contre 88,5 % à fin juin 2025.

Les capitaux propres hors résultat de la période ont augmenté de 7,3 %, à 1,41 milliard de dinars, tandis que les emprunts et ressources spéciales ont diminué de 25,7 %.