La campagne de moisson des céréales dans le gouvernorat de Kasserine a atteint, à ce jour, un taux d’avancement de 70 %, portant principalement sur les cultures d’orge. Les estimations actuelles tablent sur une récolte d’environ 500 mille quintaux, contre 650 mille quintaux lors de la campagne écoulée.

Dans une déclaration à l’agence TAP, le président de l’Union régionale de l’agriculture et de la pêche de Kasserine, Mohamed Hassen Al Azhari, a indiqué que les estimations initiales prévoyaient une production d’environ 800 mille quintaux.

Cependant, les périodes de sécheresse et le déficit pluviométrique enregistrés durant les mois de mars et d’avril, conjugués au retard dans la fourniture des semences, à la qualité médiocre d’une partie de celles-ci ainsi qu’à la pénurie d’engrais DAP et d’ammonitrate, ont entraîné une baisse de la récolte attendue.

Et d’ajouter que le rendement à l’hectare a enregistré un recul notable par rapport à la saison écoulée, précisant que la productivité de la plupart des champs d’orge en culture pluviale n’a pas dépassé 20 quintaux à l’hectare, contre 50 à 60 quintaux lors de la précédente campagne.

Selon lui, cette baisse s’explique par la coïncidence de la phase de floraison et de pollinisation avec des températures descendues sous zéro à certaines périodes, ce qui a impacté la fécondation des céréales.

Il a également évoqué les plaintes de plusieurs agriculteurs concernant la qualité des semences qui leur ont été distribuées, ainsi que l’insuffisance des précipitations enregistrées durant la saison.

Al Azhari a, par ailleurs, précisé que la moisson a accusé un certain retard dans plusieurs zones en raison notamment de la faible productivité de certaines parcelles, assurant, néanmoins, que la récolte se déroule dans de bonnes conditions.

La campagne de récolte de l’orge a démarré dans la région le 7 juin dernier, tandis que celle du blé a débuté le 15 du même mois.

Les superficies totales emblavées en céréales au cours de la campagne agricole actuelle s’élèvent à 70 250 hectares, dont 5 250 hectares de cultures irriguées, répartis entre 1 750 hectares de blé et 3 500 hectares d’orge.