Le laboratoire vivant du projet NEMESIS (Réseau de laboratoires vivants pour la santé des sols afin de lutter contre la désertification dans la région méditerranéenne) a été lancé, mardi, lors d’un atelier visant à promouvoir la santé des sols, à lutter contre la désertification et à soutenir la durabilité des systèmes agricoles en Tunisie et dans l’espace méditerranéen.
Cet événement s’est déroulé en présence de représentants d’institutions de recherche et d’enseignement supérieur agricole, de structures de vulgarisation et de formation, ainsi que de plusieurs partenaires nationaux et internationaux.
A cette occasion, le ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Ezzeddine Ben Cheikh, a fait savoir que ce projet vise à soutenir les efforts nationaux et régionaux pour protéger les sols et renforcer la résilience des systèmes agricoles face aux défis environnementaux et climatiques accélérés que connaissent la Tunisie et la région.
Il a mis en valeur les efforts déployés par l’État pour préserver les ressources naturelles, améliorer la gestion de l’eau et des sols et renforcer la résilience des systèmes de production, en particulier dans les zones fragiles, soulignant que l’ampleur des défis actuels requiert une coordination accrue et un investissement renforcé dans la connaissance et l’innovation.
Le ministre a également mis en exergue le rôle axial de la recherche scientifique pour appuyer les politiques publiques et fournir des solutions pratiques, estimant que l’approche des laboratoires vivants du projet NEMESIS constitue un modèle avancé basé sur l’expérimentation conjointe et le développement de solutions en collaboration entre chercheurs, experts, agriculteurs et acteurs locaux.
Il a estimé que la sécheresse récurrente et la dégradation des sols par l’érosion, la salinisation et la perte de matière organique menacent directement la productivité agricole et la sécurité alimentaire.
Dans ce cadre, le ministre a souligné que la santé des sols constitue un pilier fondamental pour parvenir à une agriculture durable et résiliente face aux changements climatiques. Il s’agit d’une ressource vitale qui contribue à la conservation de l’eau, au soutien de la production et à la préservation de l’équilibre environnemental. Il a également affirmé que la protection des sols et l’amélioration de leurs propriétés doivent être placées au cœur des politiques publiques et des programmes de développement dédiés aux secteurs agricole et environnemental.
D’autre part, les participants ont souligné l’importance de ce laboratoire vivant en tant qu’espace d’échange d’expertises et de test de solutions innovantes, concernant la santé du sol et la durabilité des filières agricoles.
Financé par le programme européen Horizon Europe, le projet NEMESIS a démarré le 1er octobre 2025 pour une durée de 48 mois jusqu’au 30 septembre 2029, pour un budget global d’environ 12 millions d’euros. Regroupant 37 partenaires de 12 pays, ce projet vise à créer un réseau de cinq laboratoires vivants interconnectés à Chypre, en France, en Italie, en Espagne et en Afrique du Nord (Tunisie et Algérie), afin de développer et tester des solutions innovantes pour lutter contre la désertification et optimiser la gestion durable des terres.


