Un concours vidéo inter-lycées dédié à la valorisation du patrimoine immatériel de l’île de Djerba s’est clôturé au centre Elife Djerba, marquant le terme de la première phase d’un projet de sauvegarde de deux ans, soutenu par l’UNESCO et la Fondation Sadok Besrour.
Organisée pour la deuxième année consécutive, cette compétition mise en place par la participation de l’Institut national du patrimoine et la commission régionale de l’éducation a réuni 89 élèves issus de huit lycées de l’île, auteurs de 13 capsules vidéo.
L’initiative s’inscrit dans le cadre d’un projet visant à impliquer les acteurs locaux dans la préservation durable de Djerba, dont plusieurs sites sont inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.
Selon Sana Allam, responsable par intérim du secteur de la culture au bureau de l’UNESCO pour le Maghreb, ce concours vise à intégrer la jeunesse dans la perception et la revalorisation du patrimoine insulaire. Les productions des élèves ont mis en relief des savoir-faire locaux, à l’instar de l’art de la poterie ou de la technique de pêche ancestrale par les « Zrayeb », a-t-elle expliqué dans une déclaration à la correspondante de l’agence TAP.
Le jury a récompensé amplement cinq réalisations, attribuant les première et deuxième places au lycée Ibn Arafa de Houmt Souk pour les vidéos « La Zarba » et « L’Appel de l’argile ». La troisième place est revenue au lycée de Djerba Ajim pour « Djerba, perle du patrimoine tunisien », tandis que le lycée de Midoun s’est classé quatrième avec « Houm wa Aïcha Ghoum ». Le lycée de Djerba Ajim a également obtenu la cinquièmene place pour son œuvre « Le Trésor méconnu ».
Hafedh El Abassi, encadrant de l’équipe lauréate, a précisé que leur documentaire s’est focalisé sur la documentation de la méthode de pêche par les Zrayeb, une technique respectueuse de l’environnement. Cette journée de sensibilisation marque la fin de la phase initiale de deux ans du projet de partenariat entre l’Unesco et la Fondation Besrour.
Nasser Bouabid, coordinateur local du programme, a annoncé qu’une prolongation de deux années supplémentaires est prévue pour mettre en œuvre une nouvelle phase d’activités.
Le bilan de la première période fait état de la création d’un espace de synthèse dédié au bien culturel de Djerba, a-t-il indiqué. En revanche, la formulation des termes de référence pour le plan de protection et de mise en valeur du site n’a pas encore été finalisée, et un nouvel appel d’offres sera relancé d’ici la fin du mois de juillet afin d’être exécuté lors de la seconde phase du projet.


