La délégation de Sidi makhlouf revendique sa place sur la carte agricole du pays.

Jeudi, la maison de la culture a réuni agriculteurs, jeunes promoteurs et décideurs autour d’une question centrale : comment transformer ce territoire en moteur de croissance ?

Le gouverneur de Médenine, Walid tabboubi, a supervisé une journée de réflexion stratégique qui tranche avec les discours habituels. Les chiffres parlent déjà : Sidi makhlouf a bondi de la 9ème à la 4ème place dans les indicateurs régionaux de développement.

Le délégué de la région, Fethi boudour, ne cache pas son ambition. La délégation cumule les atouts : 41 km de littoral, des oliveraies productives, un cheptel diversifié incluant camelins, ovins et volailles.

Vingt sociétés locales structurent déjà l’économie de proximité, huit d’entre elles bénéficient d’un financement actif. Le potentiel existe. Il attend d’être libéré.

Trois ateliers de travail ont décortiqué les réalités du terrain. Les ressources hydrauliques sous-exploitées et l’impact des freins administratifs sur les forages; le vieillissement des oliveraies et les sécheresses récurrentes et les circuits de commercialisation, état des lieux et perspectives.

Lors de cette journée, les participants ont proposé un projet agricole intégré utilisant les eaux traitées, un développement du marketing numérique, des centres frigorifiques pour stocker l’huile d’olive, et des unités d’aquaculture sur la façade maritime.

la délégation de Sidi makhlouf possède la matière première. La dynamique lancée jeudi doit désormais se transformer en investissements concrets, portés par une vision stratégique partagée entre la  trilogie : Etat, institutions financières et citoyens de la région.