La secrétaire générale adjointe de la Fédération générale des banques et des institutions financières, Nadia Ramdhani, a confirmé ce mardi 23 juin 2026 que la grève sectorielle entamée aujourd’hui et prévue pour trois jours concerne l’ensemble des employés des banques, des compagnies d’assurance et des sociétés de leasing. Elle a précisé que les syndicats suivent sur le terrain le niveau de participation à la grève dans les différentes agences et institutions.

Dans une déclaration à Express FM, Nadia Ramdhani a indiqué que le secteur compte environ 15 000 employés dans les banques et près de 4 000 employés dans les compagnies d’assurance. Selon les premières données disponibles, la mobilisation est largement suivie, même si certaines agences ont poursuivi leurs activités.

Une revendication centrée sur les négociations de 2025

Elle a souligné que les revendications de la Fédération générale des banques et des institutions financières ne portent pas sur les augmentations prévues pour les années 2026, 2027 et 2028. Elles concernent essentiellement la négociation de l’augmentation salariale de l’année 2025.

La dernière hausse négociée couvrait la période 2022-2024. La principale revendication actuelle consiste à reprendre les négociations collectives et à relancer le dialogue entre les parties concernées.

Les retenues sur salaire jugées conformes à la loi

La responsable syndicale a également précisé que l’organisation ne s’oppose pas à l’application de la loi concernant la retenue sur salaire durant la période de grève. Elle a estimé que cette mesure est légale puisqu’elle correspond à des journées de travail non effectuées.

Selon elle, cette pratique a déjà été appliquée lors de précédents mouvements sociaux sans susciter d’opposition de la part des syndicats.

Une suspension de la grève conditionnée à l’ouverture du dialogue

Par ailleurs, Nadia Ramdhani a affirmé que la Fédération générale des banques est disposée à suspendre la grève si une invitation officielle au dialogue est adressée par le Conseil bancaire et financier ou par la Fédération tunisienne des sociétés d’assurance.

Elle a ajouté que toutes les démarches et notifications légales nécessaires ont déjà été engagées afin d’ouvrir des négociations, sans résultat jusqu’à présent.

Le dialogue social comme seule issue

La responsable syndicale a enfin insisté sur le fait que la solution passe par la reprise du dialogue social. Elle a réaffirmé la disponibilité de la Fédération à suspendre le mouvement dès lors que sa principale revendication, à savoir la reprise des négociations collectives et l’ouverture d’un dialogue formel, sera satisfaite.