Le ministre de la Santé, Moustapha Ferjani, a souligné, lors d’une séance plénière tenue ce lundi au Conseil national des régions et des districts, la vigilance de l’État et son souci de protéger la santé des citoyens et des vacanciers, en collaboration avec les différentes parties prenantes à travers le suivi en permanence de la situation sanitaire et environnementale et d’intervenir en cas de besoin..

Le ministre a souligné que les services de santé publique avaient prélevé 7 551 échantillons d’eau de mer afin de les soumettre à des analyses en laboratoire, et ont également réalisé des relevés sur l’état de l’environnement sanitaire couvrant 539 points de contrôle dans différentes régions du pays, dans le cadre des préparatifs pour la saison estivale.

Ferjani a souligné que la prévention ne se limite pas au ministère de la Santé, mais englobe les différents acteurs dans le cadre d’une approche de « santé unique » qui relie la santé humaine, la santé animale, la sécurité alimentaire et la qualité de l’environnement, précisant que cette approche repose sur la coordination des efforts entre les ministères de la Santé, de l’Agriculture, de l’Environnement, de l’Intérieur, des Finances et l’ensemble des structures concernées.

Il a précisé que la Tunisie a réalisé des progrès significatifs dans ce domaine, notamment après avoir accueilli la Conférence régionale sur la « santé unique (One health) » les 14 et 15 juin 2025, qui s’est conclue par l’adoption de la « Déclaration de Carthage », considérée comme une feuille de route pour renforcer cette approche aux niveaux national et régional. La création d’un centre régional pour la santé unique a également été annoncée, dont l’objectif est l’échange d’informations et de données relatives à la santé humaine, animale et des oiseaux migrateurs, ainsi qu’aux maladies transfrontalières.

Il a souligné que la lutte contre les épidémies et les virus transmettant d’un continent à l’autre n’est plus de la responsabilité d’un seul État, mais nécessite une coopération internationale et un échange continu d’informations et d’alertes précoces, notamment en ce qui concerne les maladies transmises par les insectes et divers vecteurs.

Il a ajouté que la Tunisie s’emploie actuellement à mettre en place, dans les plus brefs délais, le Centre national de santé unique parallèlement au Centre régional.

Le ministre a passé en revue certains résultats de cette approche, soulignant le succès enregistré dans la lutte contre la rage grâce aux campagnes de sensibilisation, à la vaccination des animaux et aux interventions sur le terrain. Le nombre de décès dus à cette maladie est ainsi passé de dix cas par an à seulement deux, tandis que les efforts se poursuivent pour l’éradiquer définitivement d’ici 2030.

Il a également indiqué que plus de 500 cadres et agents de santé publique avaient été formés dans les différentes régions, et que la plateforme « EvaX », dédiée à la gestion et au suivi des campagnes de vaccination, a été mise en service, dans le but d’harmoniser les modes de prise en charge et de renforcer le système d’alerte précoce et d’intervention rapide.