
Une revalorisation en décalage avec la réalité économique
L’annonce de cette hausse de 5 %, officialisée en ce mois de juin 2026, est perçue par les représentants des retraités comme une mesure cosmétique. Selon Abdelkader Naceri, cette augmentation linéaire ignore la brutalité de la hausse des prix qui frappe quotidiennement les foyers tunisiens. La déception est d’autant plus marquée que les attentes portaient sur une revalorisation plus dynamique, capable de soutenir concrètement le niveau de vie de cette catégorie sociale.
Le plaidoyer pour une justice sociale redistributive
Au-delà du pourcentage, c’est la méthode qui est remise en cause. Le secrétaire général plaide pour une rupture avec l’uniformité : il préconise une approche progressive, où les pensions les plus faibles bénéficieraient de taux de revalorisation nettement plus élevés. Cette stratégie viserait à réduire les inégalités criantes au sein de la masse des retraités, tout en garantissant un filet de sécurité aux plus précaires, un principe qu’il juge essentiel à la notion d’État social, actuellement malmenée par une absence de dialogue avec les partenaires sociaux.
Au-delà des pensions : L’urgence de la protection globale
Le débat ne se limite plus à la simple question du revenu. Les conditions de vie des retraités sont pénalisées par une couverture sanitaire jugée insuffisante, alors même que cette population est particulièrement exposée aux maladies chroniques. Face à ce constat, Abdelkader Naceri exige un alignement des pensions sur le salaire minimum garanti et une refonte des services publics essentiels. Ses revendications incluent notamment une tarification réduite des transports et un renforcement massif des garanties de santé, des leviers indispensables pour restaurer la dignité sociale des retraités tunisiens.
EN BREF
- Contestation : La hausse de 5 % des pensions CNSS est jugée insuffisante face à l’inflation.
- Revendication : Appel à une hausse progressive privilégiant les plus faibles revenus.
- Dialogue : Dénonciation du manque de concertation entre l’État et les partenaires sociaux.
- Priorités : Nécessité d’aligner les pensions sur le salaire minimum garanti.
- Santé et Mobilité : Exigence d’une meilleure couverture sanitaire et de tarifs préférentiels pour le transport.


