
Une élection sous le signe du prestige
Cette élection intervient dans une année symbolique pour le ministère des Affaires étrangères, qui célèbre son 70e anniversaire. L’élection du Pr. Laghmani n’est pas seulement un succès individuel ; elle valide la crédibilité de la Tunisie au sein du concert des nations. Spécialiste reconnu du droit international public, le nouveau juge apporte une expertise académique qui renforcera le poids des voix africaines et arabes dans les arbitrages maritimes mondiaux.
Le fruit d’une diplomatie multilatérale active
Derrière ce résultat, un travail de fond orchestré par le ministère des Affaires étrangères, sous les directives de la Présidence de la République. Le processus a débuté par une mobilisation stratégique au sein de l’Union Africaine, relayée par un maillage diplomatique intensif à New York, Addis-Abeba et Genève. Les visites terrain du candidat et les consultations bilatérales ont été déterminantes pour consolider un large soutien parmi les États parties à la Convention des Nations Unies sur le Droit de la Mer.
Un enjeu de souveraineté et de gouvernance globale
Au-delà de la distinction, cette fonction est une pièce maîtresse de la gouvernance des espaces maritimes. Le TIDM joue un rôle crucial dans le règlement pacifique des différends et le développement de la jurisprudence maritime. La présence de Slim Laghmani assure à la Tunisie une place à la table des décisions sur des enjeux aussi variés que la délimitation des zones économiques exclusives, la protection de l’environnement marin et la gestion des ressources naturelles.
La Tunisie, partenaire de la légalité internationale
La candidature tunisienne s’inscrit dans une ligne constante : l’attachement au droit international. En occupant ce siège, la Tunisie confirme son statut de partenaire digne de confiance. Le succès du Pr. Laghmani est également un message envoyé sur la capacité du pays à exporter son ingénierie juridique.
Conclusion : Rayonnement et responsabilité
L’élection de Slim Laghmani au TIDM est une reconnaissance du “soft power” tunisien. Elle souligne l’importance de conjuguer compétence académique et déploiement diplomatique pour peser sur les décisions mondiales. Alors que le monde fait face à des défis maritimes accrus, la voix tunisienne portera désormais une expertise respectée au sein de cette juridiction fondamentale.
EN BREF
- Victoire diplomatique : Slim Laghmani élu juge au Tribunal International du Droit de la Mer (2026-2035).
- Mandat décisif : Élection au premier tour lors de la 36e réunion des États parties aux Nations Unies.
- Diplomatie efficace : Un succès fruit d’une mobilisation multilatérale (UA, missions permanentes à New York et Genève).
- Représentativité : Renforcement de la présence juridique africaine et arabe au sein du TIDM.
- Engagement : Affirmation du rôle de la Tunisie comme promoteur du règlement pacifique des différends.


