La Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (CONECT) a appelé à l’instauration d’un cadre juridique consacrant un statut officiel de l’agriculteur, définissant ses droits et ses obligations, afin de renforcer sa reconnaissance professionnelle et de lui assurer une protection adéquate.

Cette proposition a été formulée lors d’une réunion de travail entre le groupement professionnel de l’agriculture de la CONECT et le ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, selon un communiqué publié vendredi soir par l’organisation.

La CONECT a également plaidé pour la suppression de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) appliquée aux intrants agricoles et pour l’encouragement des investissements dans les équipements et matériels agricoles modernes afin d’améliorer les rendements et la productivité.

L’organisation a en outre appelé à moderniser les capacités de stockage de l’huile d’olive afin de préserver la qualité du produit, à accélérer la publication du cahier des charges régissant les maisons d’hôtes et les hébergements ruraux, à mettre en place un cadre juridique pour les fermes pédagogiques et à élargir l’utilisation des eaux usées traitées dans certaines activités agricoles.

La réunion, à laquelle ont participé notamment le directeur de cabinet du ministre, le président de la CONECT, Aslan Berrajeb, et le président du groupement professionnel de l’agriculture, Mohamed Taher Nabbi, a porté sur les principales difficultés du secteur.

Les participants ont proposé une restructuration des filières des viandes et du lait, le développement des programmes d’amélioration génétique, l’organisation des marchés aux bestiaux et des abattoirs, la lutte contre l’abattage anarchique ainsi que le traitement des difficultés auxquelles est confrontée la filière avicole.

À l’issue de la rencontre, le ministre de l’Agriculture a réaffirmé la volonté de son département de poursuivre le dialogue avec les différents acteurs du secteur et d’examiner favorablement les propositions formulées, dans l’objectif de renforcer la contribution de l’agriculture à la sécurité et à la souveraineté alimentaires.

De son côté, la CONECT a renouvelé son engagement à poursuivre la coopération avec les autorités publiques, à défendre les préoccupations des agriculteurs et à proposer des initiatives visant à améliorer la compétitivité et la durabilité du secteur agricole.