Le bilan d’énergie primaire fait apparaître à fin avril 2026, un déficit de 2 Millions de tonnes d’équivalent pétrole (Mtep) enregistrant, ainsi, une hausse de 13% par rapport à fin avril 2025, et ce, en comptabilisant la redevance, selon le rapport sur la conjoncture énergétique publié par l’Observatoire National de l’Energie et des Mines.

Le taux d’indépendance énergétique, qui représente le ratio des ressources d’énergie primaire par la consommation, s’est situé à 35% à fin avril 2026, contre 40% à fin avril 2025.

Alors que, sans comptabilisation de la redevance, le taux d’indépendance énergétique se limiterait à 29% à fin avril 2026, contre 31% à fin avril 2025.

Les ressources d’énergie primaire se sont situées à 1.1 Mtep à fin avril 2026, enregistrant ainsi une baisse de 9% par rapport à la même période de l’année précédente. Cette baisse est due principalement à la diminution de la production nationale du pétrole brut et du gaz naturel, a expliqué l’observatoire.

Les ressources d’énergie primaire restent dominées par la production nationale de pétrole et du gaz qui participent tous les deux à hauteur de 76% de la totalité des ressources d’énergie primaire.

La part de l’électricité renouvelable (production STEG et privée et autoproduction) reste timide et ne représente que 4% des ressources primaires, d’après le même rapport.

A signaler que la redevance sur le transit du gaz algérien a enregistré une baisse de 32% à fin avril 2026 par rapport à fin avril 2025.

La demande d’énergie primaire a enregistré entre fin avril 2026 et fin avril 2025 une hausse de 4%. La demande du gaz naturel et celle des produits pétroliers ont augmenté de 4% et la production d’électricité à partir des sources renouvelables a augmenté de 48%.

La structure de la demande en énergie primaire a enregistré une quasi-stabilité entre fin avril 2025 et fin avril 2026. En effet, la part de la demande des produits pétroliers a enregistré 49% et celle du gaz naturel a enregistré 50%, durant la même période.