Le ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Ezzeddine Ben Cheikh, a lancé officiellement le projet d’alimentation du complexe agricole El Alem, dans la délégation de Sbeïtla, en eaux usées traitées au troisième degré issues de la station d’épuration locale.
L’objectif est double : rationaliser la consommation d’eau et valoriser des ressources encore inexploitées.
Le commissaire régional du développement agricole, Mourad Ben Ammar, a déclaré à l’agence TAP que ces eaux perdues vont désormais nourrir les cultures.
Un projet qui couvre plus de 30 hectares de fourrage et plus de 50 hectares d’oliveraies, pour un investissement total de 870 000 dinars, intégrant équipements hydrauliques et système d’énergie solaire.
Le contexte pèse lourd. Kairouan subit depuis plusieurs années une sécheresse persistante et un recul marqué de sa nappe phréatique.
Miser sur le traitement tertiaire des eaux usées n’est plus une option mais plutôt une nécessité vitale pour maintenir les saisons agricoles et sécuriser l’approvisionnement en fourrage.
Lors d’une visite dans une exploitation fourragère privée du complexe El Alem, déjà irriguée à titre pilote avec ces eaux traitées, le ministre s’est enquis des résultats concluants de l’utilisation de ces ressources non conventionnelles.
Il a par ailleurs pris connaissance de l’avancement de la moisson au complexe El Alem, dont le taux d’avancement atteint 40 %, tandis que le gouvernorat de Kairouan enregistre globalement un taux de 79 %, avec des quantités collectées avoisinant 550 000 quintaux.
Ben Cheikh a en outre inspecté les opérations de réception, d’évacuation et de prélèvement d’échantillons dans un centre de collecte de céréales de la délégation de Kairouan-Sud.


