La Tunisie est représentée dans les programmations officielles de la 61e Biennale internationale d’Art de Venise en Italie (du 9 mai au 22 novembre 2026) et de la prochaine Biennale de Danse (du 17 juillet au 1er août 2026).
À travers des sélections rigoureuses et des directions de projets d’envergure, les créateurs et programmateurs tunisiens bénéficient d’une visibilité internationale internationale au sein de la ville de Venise.
La Franco-Tunisienne Myriam Ben Salah a été nommée en tant que commissaire en chef du Pavillon français. Née en 1985 et ayant grandi à Tunis, cette ancienne chargée de projets spéciaux au Palais de Tokyo à Paris et co-organisatrice de la biennale Made in L.A., dirige depuis 2020 l’éminente institution d’art contemporain The Renaissance Society à Chicago.
L’artiste plasticienne pluridisciplinaire et photographe franco-marocaine Yto Barrada a personnellement choisi de lui confier le commissariat de son exposition intitulée « Comme Saturne », saluant en elle « une voix singulière » et « une alliée de confiance ». Cette collaboration repose sur une forte convergence de leurs visions, toutes deux étant issues de familles façonnées par l’histoire politique, les luttes syndicales et l’exil.
Du côté des plasticiens, l’exposition internationale principale « In Minor Keys », dirigée par la curatrice générale suisso-camerounaise Koyo Kouoh, met à l’honneur l’artiste Amina Saoudi Aït Khay. Née à Casablanca en 1955 et installée de longue date à Sousse (Tunisie), Amina Saoudi Aït Khay présente une série de tapisseries monumentales et de peintures sur soie nées d’une démarche d’improvisation totale.
Ses œuvres font écho à l’héritage amazigh et aux paysages tunisiens et marocains. Ses créations, installées au pavillon central des Giardini, sont accessibles du mardi au dimanche de 11h00 à 19h00 (du 9 mai au 30 septembre) puis de 10h00 à 18h00 (du 1er octobre au 22 novembre).
Le volet chorégraphique est quant à lui porté par le jeune chorégraphe tunisien basé à Bruxelles Amine Mazhoud. Diplômé de la prestigieuse école Performing Arts Research and Training Studios (P.A.R.T.S) à Bruxelles, il a été sélectionné parmi les trois lauréats mondiaux du prestigieux programme Biennale College Choreographers. Aux côtés des chorégraphes polonaises Julia Bentkowska et Julia Litwin, et à la suite d’une intense résidence de création à Venise sous la direction de Wayne McGregor et de son équipe, il présentera sa nouvelle pièce lors d’une soirée unique.
Cette création, qui offre un regard neuf issu d’une nouvelle génération de la chorégraphie d’auteur, se déploie comme une réflexion physique sur le temps et la mémoire, en dialogue direct avec le thème du festival « Time Does Not Exist ». La première mondiale de ce spectacle très attendu aura lieu le 29 juillet 2026 à 21h00 au Teatro alle Tese.
Selon la Biennale de l’Image en Mouvement (BIM’26), la Fondation Kamel Lazaar (KLF) parraine le projet d’itinérance internationale de la BIM’26, incluant le cinéaste Younès Ben Slimane. L’œuvre, financée par KLF, sera exposée à Venise à l’automne 2026, après l’inauguration mondiale lors de Jaou Tunis (du 14 octobre au 15 novembre 2026).
Lancée en 2013, Jaou Tunis s’est imposée comme une plateforme majeure de l’art contemporain en Tunisie. L’edition 2026 de Jaou sera une collaboration à grande échelle entre le Centre d’Art Contemporain Genève et la Fondation KLF, comprenant une exposition à Tunis, des programmes publics et une publication coéditée. Selon les organisateurs, cette coopération intercontinentale marque une étape importante dans l’expansion d’une plateforme dédiée aux images en mouvement sur le continent africain.
La Biennale de l’Image en Mouvement (BIM’26) sera pour la première fois organisée hors de Suisse dans le cadre de la 8e édition de Jaou Tunis. Fondée à Genève en 1985 sous le nom de « Semaine internationale de la vidéo », la BIM compte parmi les premiers rendez-vous consacrés aux images en mouvement. Depuis 2014, le format privilégie la commande d’œuvres originales mêlant installations multimédias, films et performances.
Cette présence pluridisciplinaire consacre l’intégration de la scène contemporaine tunisienne dans les grands réseaux internationaux. En investissant des espaces clés de la Biennale de Venise, ses professionnels de l’art consolident les coopérations culturelles entre la Méditerranée, l’Europe et l’Afrique.


