La Fédération tunisienne des artisans et des petites et moyennes entreprises (FTAPME) a appelé, samedi, à la création urgente d’une plateforme nationale et d’une application mobile baptisées « Le Citoyen superviseur ».
Cet dispositif numérique a pour objectif de centraliser les plaintes face aux blocages, aux lenteurs et aux abus administratifs qui asphyxient l’activité économique.
Dans une déclaration, l’organisation tire la sonnette d’alarme face à la recrudescence des doléances des citoyens et des chefs d’entreprise, affirmant que la complexité des procédures actuelles menace directement la pérennité des PME, le maintien des emplois et le climat général des affaires en Tunisie.
La Fédération déplore notamment une numérisation à sens unique. Elle estime que la transition digitale des dernières années s’est excessivement concentrée sur les besoins de contrôle et de recouvrement de l’État, sans fournir d’outils équivalents aux usagers pour défendre leurs droits. La nouvelle plateforme viendrait ainsi corriger ce déséquilibre en instaurant un cadre transparent et un mécanisme d’alerte précoce pour lever les freins à l’investissement et à l’initiative économique.
Pour optimiser ce projet, la FTAPME propose que l’outil intègre le dépôt électronique sécurisé des plaintes avec pièces justificatives, le suivi en temps réel du cheminement des dossiers, l’évaluation de la qualité des services publics par les usagers, ainsi que la publication d’indicateurs périodiques sur la réactivité des administrations.
En conclusion, la Fédération perçoit ce projet comme un levier indispensable pour moderniser le service public et ancrer la bonne gouvernance, des conditions jugées cruciales pour relancer la croissance économique et sociale du pays.


