La Direction générale de la rénovation universitaire relevant du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a approuvé, au cours de l’année en cours, l’habilitation ou la réhabilitation de 1.205 parcours de licence dans différents domaines au sein des universités publiques tunisiennes, sur un total de 1.328 dossiers examinés, a indiqué vendredi le directeur général de la rénovation universitaire, Mounir Ayadi.

Dans une déclaration à l’agence TAP, le responsable a précisé que 1.904 dossiers de demande d’habilitation ou de réhabilitation avaient été déposés, dont 1.328 dans le secteur public.

Parmi les 1.205 parcours approuvés, 55 % concernent la réhabilitation de filières existantes et 45 % de nouvelles habilitations, principalement dans les domaines des sciences de gestion, de l’économie, de l’informatique et des technologies.

Il a ajouté que l’examen des dossiers soumis par les universités et établissements privés se poursuit actuellement, la priorité ayant été accordée aux universités publiques en raison du lien direct entre leurs offres de formation et le processus d’orientation universitaire qui suit l’annonce des résultats du baccalauréat, prévue le 23 juin.

Selon Ayadi, la refonte des licences nationales a été engagée il y a un an et demi. Les universités ont ainsi été invitées à préparer leurs offres de formation durant l’année universitaire 2025-2026, dernière année du cycle d’habilitation de quatre ans, afin de permettre le lancement des nouveaux parcours dès la rentrée universitaire de septembre 2026.

Cette réforme repose sur une approche par compétences, élaborée à partir d’un référentiel des métiers aux niveaux national et international.

Elle accorde une place importante aux compétences transversales, notamment les langues – en particulier l’anglais et le français –, les compétences comportementales (soft skills) et les compétences pédagogiques.

Le ministère a, dans ce cadre, conçu un programme académique commun intégré à l’ensemble des licences et assuré la formation de plus de 1.500 formateurs référents chargés d’accompagner leurs collègues en vue de l’introduction de ces nouveaux enseignements dès la prochaine rentrée universitaire.

“L’objectif est de mieux adapter les formations aux besoins du marché du travail et à l’évolution rapide des nouveaux métiers”, a souligné le directeur général de la rénovation universitaire signalant qu’une attention particulière a également été accordée aux filières paramédicales et de l’éducation dans le cadre de la coopération tuniso-canadienne.