Le projet «Mawared », dédié au soutien des pratiques agricoles durables et à l’encouragement de la transition vers l’agriculture écologique dans le gouvernorat de Ben Arous, entrera en phase d’exécution à partir du mois de septembre prochain.

Ce projet est financé par l’Agence italienne de coopération au développement (AICS) et s’inscrit dans le cadre d’une convention conclue entre le commissariat régional au développement agricole (CRDA) à Ben Arous et la branche locale de l’Association italienne pour la culture, le développement durable et la solidarité internationale (ARCS Tunisie).

Le président de l’Union régionale de l’agriculture et de la pêche de Ben Arous, Kilani Sahli, a indiqué, à l’Agence TAP, que ce projet, qui vise à promouvoir les pratiques agricoles durables et à favoriser l’adoption de modèles de production plus respectueux de l’environnement et plus résilients face aux défis climatiques et économiques, démarrera dans une première phase avec la participation de 100 agriculteurs qui adopteront le mode de production écologique.

Il a appelé les agriculteurs à s’orienter vers les systèmes de production écologique, estimant qu’il s’agit d’un choix stratégique permettant de renforcer la durabilité des systèmes agricoles, de préserver et de gérer rationnellement les ressources naturelles, d’améliorer la capacité du secteur agricole à s’adapter aux changements climatiques et d’assurer une meilleure rentabilité économique.

Il a expliqué que l’agriculture écologique repose principalement sur des principes environnementaux et sociaux visant à réduire l’utilisation des engrais chimiques et synthétiques afin de protéger les sols contre la pollution, de préserver leur fertilité et d’accroître leur productivité, tout en contribuant à la restauration de la biodiversité.

Dans ce contexte, il a souligné que la mise en place de projets agricoles écologiques pilotes dans la région contribuera de manière significative à réduire les coûts de production, à limiter les risques liés à l’usage des engrais chimiques susceptibles de nuire aux sols et à l’environnement en général, et à encourager le recours à des intrants écologiques à toutes les étapes du processus de production.

A rappeler qu’une séance de travail s’est tenue mardi dernier au siège du CRDA de Ben Arous, consacrée à l’évaluation de l’état d’avancement des différentes composantes du projet, à l’examen des moyens de le développer davantage et au suivi des étapes de sa mise en œuvre.