À quelques jours de son entrée en lice à la Coupe du monde 2026, la sélection tunisienne suscite à la fois espoir et interrogations. Plusieurs techniciens tunisiens estiment que les Aigles de Carthage disposent des moyens nécessaires pour atteindre le deuxième tour, tout en soulignant la nécessité de corriger certaines lacunes apparues lors des derniers matches amicaux.
Pour l’ancien sélectionneur national Youssef Zouaoui, la qualification semble à la portée de la Tunisie. Il considère que le groupe composé de la Suède, du Japon et des Pays-Bas apparaît plus abordable que celui du Mondial 2022, qui comprenait notamment la France, finaliste de l’édition qatarie.
Selon lui, le premier rendez-vous face à la Suède sera déterminant. « Si jamais on ne gagne pas face à la Suède, il faudra au moins éviter la défaite », estime-t-il.
La solidité défensive au cœur des recommandations
Les experts interrogés convergent sur un point : la Tunisie devra s’appuyer sur une organisation défensive rigoureuse pour espérer rivaliser avec ses adversaires.
Youssef Zouaoui recommande de préserver l’identité tactique traditionnellement associée au football tunisien, souvent caractérisée par la discipline défensive et l’efficacité dans les transitions.
Il estime que face au Japon et aux Pays-Bas, la réduction des espaces, l’exploitation des contre-attaques et une gestion rigoureuse des phases de jeu seront essentielles.
Nizar Khanfir partage cette analyse. L’ancien sélectionneur intérimaire considère que les différences physiques avec les sélections suédoise, japonaise et néerlandaise imposent une approche pragmatique fondée sur un bloc compact et des transitions rapides.
Des signaux d’alerte avant le Mondial
Malgré un certain optimisme, plusieurs intervenants mettent en garde contre les insuffisances observées récemment.
Youssef Zouaoui relève des difficultés dans l’assimilation des consignes tactiques, la gestion du rythme des rencontres ainsi que certaines situations de supériorité ou d’infériorité numérique.
De son côté, Mourad Okbi estime que les six buts encaissés lors des deux derniers matches amicaux traduisent des erreurs individuelles importantes en défense. Il juge également que les nombreux changements opérés dans l’équipe type traduisent des incertitudes dans les choix du sélectionneur.
L’ancien technicien appelle à renforcer l’accompagnement psychologique des joueurs afin qu’ils abordent la compétition dans les meilleures conditions.
Une qualification jugée possible
Malgré les réserves exprimées, les observateurs restent globalement confiants quant aux possibilités tunisiennes.
Nizar Khanfir estime que le nouveau format de la Coupe du monde, qui permet à plusieurs troisièmes de groupe de poursuivre l’aventure, constitue un élément favorable pour la Tunisie.
Pour sa part, l’ancien adjoint de Nabil Maaloul et Faouzi Benzarti considère que la qualification demeure envisageable à condition de préparer chaque rencontre avec précision et de faire preuve d’une grande concentration.
Enfin, plusieurs joueurs sont identifiés comme des éléments susceptibles de se distinguer durant le tournoi, notamment Hannibal Mejbri, Ismaël Gharbi, Elias Achouri et Sebastian Tounekti.
La Tunisie entamera sa septième participation à une Coupe du monde le 15 juin face à la Suède.


