Le syndicat de base des agents de la Société tunisienne d’acconage et de manutention (STAM) a réaffirmé, mardi, son attachement au maintien du caractère public de l’exploitation du quai des vracs industriels au port de Radès, mettant en garde contre toute attribution de cette activité à des opérateurs privés.

Lors d’une conférence de presse tenue au siège de l’UGTT à Tunis, le secrétaire général adjoint de la centrale syndicale, Wajih Zidi, a souligné que la STAM constitue un maillon stratégique du système portuaire tunisien et contribue directement à l’activité économique et commerciale des ports du pays.

Il a estimé que la perte de l’exploitation du quai industriel risquerait d’affecter les ressources financières de l’entreprise et sa capacité à poursuivre ses missions.

Zidi a rappelé la position constante de l’UGTT en faveur du développement des entreprises publiques à travers le renforcement des investissements et l’amélioration de leur gouvernance, plutôt que la réduction de leur rôle économique.

De son côté, le secrétaire général du syndicat de base de la STAM, Issam Ben Amor, a indiqué que le litige porte sur un appel d’offres relatif à l’exploitation du quai industriel pour une longue période.

Selon lui, certaines conditions techniques, notamment l’exigence que le candidat soit importateur ou exportateur utilisant le quai pour ses propres marchandises, pourraient exclure de fait la STAM de la compétition.

Le syndicat estime que l’enjeu dépasse le cadre de l’entreprise et concerne l’avenir du secteur de l’acconage et de la manutention dans son ensemble.

Il a, par ailleurs, réaffirmé son attachement au dialogue et à la négociation pour parvenir à des solutions garantissant la continuité de l’entreprise et la préservation de l’intérêt général.