LogementLa plateforme d’inscription pour le logement social en location-accession en Tunisie ouvrira fin 2026, après une phase pilote en octobre. Le projet s’adresse aux salariés des secteurs public et privé. Les critères d’attribution dépendent du montant du SMIG, du nombre de membres de la famille et de la situation sociale du demandeur.

Une transition numérique pour restaurer la confiance

L’annonce par Salah Zouari, ministre de l’Équipement et de l’Habitat par intérim, marque un tournant méthodologique dans la gestion du logement social en Tunisie. Le développement d’une plateforme d’inscription centralisée d’ici la fin de l’année 2026 répond à un double impératif : moderniser l’accès aux services publics et garantir l’impartialité des attributions.

En introduisant une phase pilote dès octobre prochain, l’exécutif s’impose un calendrier serré mais nécessaire pour tester la robustesse du système. Le passage à la location-accession via un canal numérique vise explicitement à éradiquer les lourdeurs bureaucratiques et à instaurer un climat de confiance mutuelle entre l’État et les citoyens demandeurs.

Des critères d’éligibilité sous haute surveillance

La transparence ne se limitera pas à l’outil d’inscription. Le processus d’arbitrage intègre un mécanisme de vérification croisée et une gestion rigoureuse des recours avant l’établissement des listes définitives de bénéficiaires. Pour garantir la justice sociale de ce programme, une commission interministérielle – associant les Finances, les Affaires sociales et l’Équipement – a formalisé une grille d’évaluation stricte.

Les priorités d’attribution s’articuleront autour du niveau du Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG), de la taille du foyer et de la vulnérabilité de la situation sociale. Une ouverture inclusive, puisque le dispositif cible de manière équitable les salariés des secteurs public et privé.

Un déploiement territorial à un rythme mensuel

Au-delà de la mécanique administrative, ce programme s’inscrit dans une logique de relance économique par le bâtiment. Le gouvernement lie désormais l’attribution des clés au respect drastique des normes techniques et des délais de livraison. L’impact de cette rigueur commence à se matérialiser : le succès de la première tranche dans le gouvernorat de la Manouba sert de catalyseur pour le reste du pays.

Avec une cadence ciblée d’un nouveau projet lancé par mois, l’État ambitionne de couvrir l’ensemble des gouvernorats, transformant la politique du logement social en un véritable moteur de cohésion territoriale et industrielle.

EN BREF

  • Innovation numérique : Lancement d’une plateforme Web d’inscription pour le logement social d’ici fin 2026.
  • Calendrier validé : Une phase pilote technique démarrera dès octobre prochain avant l’ouverture générale.
  • Gouvernance interministérielle : Les critères d’éligibilité (SMIG, composition familiale) sont co-définis par les Finances, l’Équipement et les Affaires sociales.
  • Cibles sectorielles : Le programme est accessible aux salariés des secteurs public et privé sous conditions de ressources.
  • Maillage territorial : Extension du projet à tous les gouvernorats avec un rythme de lancement d’un chantier par mois.