La préservation de la biodiversité en Tunisie constitue à la fois un enjeu environnemental, social et économique, a affirmé vendredi le ministre de l’Environnement, Habib Abid.
Intervenant lors d’un colloque national axé sur le thème : « Agir au niveau local pour préserver la biodiversité et générer des impacts mondiaux durables », à l’occasion de la célébration de Journée mondiale de la biodiversité, Abid a précisé qu’agir aux niveaux local et régional est essentielle pour obtenir un impact national et mondial durable.
Et de poursuivre que la Tunisie dispose d’une richesse biologique importante comprenant des écosystèmes terrestres et marins, une diversité agricole et forestière ainsi qu’une grande variété d’oiseaux, outre 41 aires protégées, 41 zones humides d’importance mondiale et 46 zones de protection des oiseaux.
Il a avancé que cette richesse ne se limite pas à son importance écologique, mais représente également une ressource sociale et économique soutenant le tourisme alternatif, l’agriculture et le développement local.
Le ministre de l’environnement a, en outre, précisé que la Tunisie œuvre actuellement à la mise en œuvre de plusieurs programmes et projets relatifs à la préservation de la biodiversité et à l’adaptation aux changements climatiques.
Le département de l’environnement a élaboré une nouvelle stratégie de biodiversité en 2025, conforme aux exigences de la Convention internationale sur la biodiversité, ainsi qu’une feuille de route pour la période 2025-2030 comprenant un programme d’accélération des réalisations durant les 18 prochains mois, et ce en collaboration avec le ministère de l’Agriculture dans le cadre du projet de la « ceinture verte», a encore rappelé Abid.
Il a souligné que les changements climatiques, la sécheresse et l’élévation du niveau de la mer constituent les principales menaces pesant sur la biodiversité en Tunisie, appelant, à cette occasion, à renforcer les politiques d’adaptation aussi bien dans le secteur agricole que dans la protection des ressources hydriques et du littoral.
Il a rappelé, à ce propos, l’importance du lancement de « l’Initiative du littoral », en partenariat avec différents acteurs, notamment, les municipalités, les hôtels, les restaurants et les habitants, afin de protéger le littoral et limiter les effets des changements climatiques.
En ce qui concerne le cadre législatif, le ministre de l’environnement a fait savoir que son département œuvre à l’élaboration de textes juridiques relatifs au domaine environnemental, ainsi qu’à la révision des textes relatifs à l’occupation du domaine public maritime.
Il a également mis en avant les progrès enregistrés dans la valorisation des déchets ménagers et leur transformation en énergie, précisant l’existence de trois expériences pilotes ainsi que de grands projets, en cours de réalisation, dans les gouvernorats de Sfax, du Grand Tunis et de Gafsa.
Par ailleurs, le ministre de l’environnement a annoncé la signature de contrats pour le nettoyage de près de 133 plages, faisant savoir que le démarrage des travaux est prévu à partir du 1er juin prochain.
Il a, également, évoqué la poursuite des opérations de lutte contre les insectes et les moustiques, et ce, en coordination avec les gouverneurs et les municipalités, notamment, Sebkhat Sijoumi et celle de l’Ariana.


