Adoptée le 20 mai 2026, la résolution A/80/L.65 transforme les engagements climatiques en “obligations juridiques”, fondées sur le droit international et l’avis consultatif de la Cour internationale de justice (CIJ).
-Responsabilité et Justice Climatique
Acte illicite : Tout manquement d’un État à ses obligations de protection du climat est désormais qualifié d'”acte internationalement illicite”.
Droit à réparation : Les États responsables de dommages climatiques doivent assurer une “réparation intégrale” (restitution, indemnisation) aux nations lésées, particulièrement les plus vulnérables.
– Ambitions Énergétiques et Seuil Critique
Objectif 1,5 °C : Réaffirme la nécessité absolue de limiter le réchauffement à 1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle.
– Sortie des fossiles : Appelle à une transition “juste, ordonnée et équitable” hors des combustibles fossiles pour atteindre le “zéro net ” d’ici 2050.
– Objectifs 2030 : Exige de “tripler la capacité d’énergie renouvelable” et de doubler l’efficacité énergétique, tout en supprimant les subventions “inefficaces” aux énergies fossiles.
– Droits Humains et Souveraineté
Protection des vulnérables : Lie l’action climatique aux droits fondamentaux (vie, santé, alimentation) et impose la participation des femmes, des jeunes et des peuples autochtones aux décisions.
Continuité de l’État : Garantit la souveraineté et les zones maritimes des nations, même en cas de disparition physique de leur territoire due à la montée des eaux.
– Suivi et Redevabilité
Le Secrétaire général de l’ONU devra présenter un rapport lors de la “82e session” sur les mécanismes de mise en œuvre et de respect de ces obligations.
Le vote en chiffres
– 141 voix pour (dont la France, le Vanuatu, le Maroc et les Émirats arabes unis).
– 8 voix contre (dont les États-Unis et l’Arabie saoudite).
– 28 abstentions (dont la Tunisie et l’Algérie).


