
Organisé sur le thème : « Tunisie : 70 ans d’indépendance, l’heure du cap, l’heure des choix », ce forum a été marqué par la participation de 18 intervenants ayant débattu plusieurs questions liées aux transformations économiques, financières et du développement, notamment, la situation des finances publiques, l’investissement, la digitalisation et les chaînes de valeur et les défis environnementaux.
Ils ont, également, discuté des répercussions des mutations géopolitiques et des nouveaux équilibres imposés par l’économie mondiale, ainsi que la réalité des secteurs du financement, des banques, de l’énergie et des industries agroalimentaires.
Le Fondateur et directeur du magazine L’Economiste Maghrébin, Hédi Mechri, a affirmé dans son allocution d’ouverture que la Tunisie se trouve aujourd’hui « à l’heure des choix et de la définition de sa trajectoire ».
Il a souligné que malgré les importantes réformes sociales et structurelles réalisées depuis l’indépendance, notamment, la généralisation de l’enseignement, la promulgation du Code du statut personnel et l’élaboration de plans de développement à long terme, le pays n’a pas réussi à préserver le rythme de son développement économique par rapport à plusieurs pays d’Asie du Sud-Est, lesquels sont devenus des puissances mondiales dans les domaines de la technologie, de l’industrie et de l’innovation.
Mechri a estimé que l’absence d’une vision claire dans la relation entre les secteurs public et privé est un facteur d’essoufflement du modèle de développement tunisien tout en affirmant que l’économie tunisienne est restée « bloquée entre une logique de partenariat et une logique de concurrence », ce qui a eu, selon lui, des répercussions sur le climat des affaires et l’efficacité économique.
Et de poursuivre que les mutations mondiales actuelles, notamment, les crises climatiques, les révolutions technologiques et les changements géopolitiques, imposent de dépasser la dualité traditionnelle entre l’État et le marché et de passer vers ce qu’il a qualifié d’alliance stratégique.
« Cette alliance est basée sur la coopération, la confiance et la responsabilité partagée entre les acteurs publics et privés », a encore précisé Mechri.


