
Le ministère précise suivre de manière continue la situation épidémiologique liée au virus en coordination avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et les instances sanitaires internationales compétentes. Cette surveillance intervient après l’enregistrement récent de cas chez des voyageurs à bord d’un navire de croisière international.
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Des cas jugés limités
Selon les données publiées par l’OMS, le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) et les autorités sanitaires concernées, le nombre de cas confirmés et suspects reste limité.
Les enquêtes épidémiologiques et de laboratoire en cours indiquent que les cas recensés sont liés à la souche « Andes », appartenant à la famille des virus Hanta présents dans certaines régions d’Amérique du Sud.
Le ministère explique que cette souche peut, dans des conditions particulières et limitées, se transmettre entre humains en cas de contact étroit et prolongé. Il souligne toutefois qu’elle ne se transmet pas facilement dans les conditions de vie quotidienne ordinaires.
Surveillance et suivi des personnes exposées
Les opérations d’investigation épidémiologique ont permis d’identifier les personnes exposées au virus. Ces dernières ont été placées en quarantaine et sous surveillance sanitaire conformément aux protocoles en vigueur.
Le ministère indique qu’aucun indicateur de propagation communautaire large n’a été enregistré jusqu’à présent.
Dans ce contexte, les autorités sanitaires recommandent aux voyageurs de respecter les consignes d’hygiène générales pendant leurs déplacements et de contacter les services sanitaires en cas d’apparition de symptômes comme la fièvre ou des difficultés respiratoires.
Appel à éviter les rumeurs
Le ministère de la Santé a également appelé les citoyens et les médias à se référer exclusivement aux communiqués officiels et aux informations émanant des instances sanitaires internationales compétentes.
De son côté, le directeur général du Centre national de pharmacovigilance, Riyadh Daghfous, avait déclaré auparavant à l’agence TAP qu’il n’y avait pas lieu de craindre une propagation du virus Hanta en Tunisie. Il a assuré que la situation actuelle ne présente pas un état épidémique dans le pays.
Qu’est-ce que le virus Hanta ?
Le virus Hanta appartient à une famille de virus présents principalement chez certains rongeurs sauvages. Il peut être transmis à l’être humain par contact avec l’urine, les excréments ou la salive d’animaux infectés, notamment dans des espaces fermés ou insuffisamment ventilés.
Selon les autorités sanitaires internationales, plusieurs souches du virus existent dans différentes régions du monde. La souche dite « Andes », évoquée récemment par les autorités sanitaires, circule dans certaines zones d’Amérique du Sud.
Les symptômes peuvent inclure de la fièvre, des douleurs musculaires, de la fatigue et, dans certains cas, des difficultés respiratoires. La gravité des infections varie selon les souches et les situations sanitaires.
Les autorités sanitaires soulignent que la transmission interhumaine reste rare et limitée à certaines conditions particulières impliquant des contacts étroits et prolongés.


