L’Association tunisienne des infirmiers, en collaboration avec l’Institut supérieur des sciences infirmières de Tunis, a organisé ce mardi, au siège de l’Institut, un colloque scientifique à l’occasion de la Journée internationale des infirmières, célébrée chaque année le 12 mai.
La célébration de cette année, met en lumière l’un des principaux enjeux du développement de la profession infirmière en Tunisie, à savoir l’établissement d’un référentiel professionnel clair et complet pour les infirmiers, soutenant le développement professionnel et améliorant la qualité des services de santé conformément aux normes nationales et internationales.
Le président de l’Association tunisienne des infirmiers et infirmières, et infirmier major principal au CHU la Rabta à Tunis, Rabeh Khlifi, a précisé que ce colloque aborde l’importance de mettre en place un référentiel pour la profession infirmière en Tunisie, afin de garantir les droits des infirmiers et de contribuer au développement de la profession, en élargissant les compétences des infirmiers dans les domaines de l’évaluation, au service de la santé des citoyens et de l’amélioration de la qualité des services de santé.
Il a souligné que l’établissement de ce cadre de référence est devenu une nécessité urgente, en coordination avec les différentes parties concernées, afin de limiter la migration des infirmiers et infirmières à l’étranger, précisant que la liste d’attente des infirmiers dans les hôpitaux est quasi inexistante, alors que la Tunisie enregistre des taux élevés de migration des compétences infirmières, notamment vers les pays européens et le Canada.
Le président de l’Association tunisienne des infirmiers a ajouté qu’une vingtaine d’infirmiers au Canada sont titulaires de doctorats leur permettant d’enseigner dans des écoles prestigieuses, alors que la Tunisie aurait pu, selon lui, bénéficier de leur expertise.
Cette rencontre a constitué un espace scientifique riche en discussions et en échanges d’expériences entre infirmiers, étudiants en sciences infirmières, universitaires, professionnels de santé et décideurs, afin de construire une vision commune de l’avenir de la profession et de renforcer la place de l’infirmier au sein du système de santé.


