Dans un écosystème entrepreneurial largement tourné vers les secteurs “buzz” — IA, deeptech, greentech — une startup positionnée sur l’artisanat doit souvent commencer par déconstruire les idées reçues.

Aux yeux de nombreux investisseurs, ce secteur reste perçu comme traditionnel, peu scalable, moins innovant. Pourtant, derrière l’artisanat se cache une économie créative massive, encore largement sous‑valorisée, et que le digital peut transformer en véritable moteur de croissance.

Il a donc fallu démontrer qu’un projet à impact peut être rentable, et qu’un secteur considéré comme “non tech” peut, lui aussi, générer de la valeur à grande échelle.
C’est précisément ce que Jihene Touati et son équipe s’emploient à prouver avec Arzaak :

« Il est possible de créer une entreprise rentable tout en générant un impact social réel. »

Aujourd’hui en discussion pour sa première levée de fonds, Arzaak a déjà obtenu plusieurs grants et prix qui ont accéléré son développement, complétés par le réinvestissement des revenus générés.

Les investisseurs séduits par le projet ont mis en avant trois éléments clés : une vision claire, un modèle hautement scalable et un impact social mesurable.

Les fonds obtenus ont permis de renforcer le produit, d’enrichir ses fonctionnalités et de développer le marketing digital.

Arzaak franchit les frontières

Le véritable tournant est survenu lorsque les premières clientes de la diaspora et du Maghreb ont commencé à affluer. Pour Jihene Touati, c’était la preuve que le potentiel d’Arzaak dépassait largement les frontières tunisiennes.

Avec une preuve de concept solide sur le marché local, l’international devenait une évidence.

Aujourd’hui, Arzaak cible l’Afrique et la région MENA, avec trois priorités stratégiques :

  • la diaspora connectée aux métiers artisanaux tunisiens ;
  • les marchés nord‑africains à forte demande et maturité digitale ;
  • les régions riches en potentiel artisanal et créatif.

Arzaak avance dans un secteur que l’écosystème tech avait longtemps négligé — et c’est précisément ce qui fait sa force.

En digitalisant un savoir‑faire ancestral, la startup ne modernise pas seulement un métier : elle révèle un marché, crée de la valeur et ouvre une nouvelle catégorie d’investissement.

L’artisanat n’est pas un héritage figé : c’est un gisement économique, un levier d’impact, et désormais, grâce à Arzaak, une opportunité stratégique pour les investisseurs qui savent regarder au‑delà des tendances.

A.B.A