Le Professeur Slim Laghmani, candidat officiel de la Tunisie au poste de juge au Tribunal international du droit de la mer (TIDM) pour le mandat 2026-2035, a entrepris mardi une série de rencontres diplomatiques avec les Missions permanentes de la Malaisie et du Chili auprès des Nations Unies à New York.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de sa campagne de mobilisation des États parties à la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, en vue des élections prévues en juin 2026 au siège de l’ONU, précise la Mission permanente de la Tunisie auprès de l’ONU sur ses canaux officiels.

L’élection se déroulera lors de la 36e réunion des États parties à la Convention. La candidature tunisienne s’inscrit dans le cadre de la représentation du Groupe des États d’Afrique au sein de cette instance juridictionnelle internationale.

La période de dépôt des candidatures, ouverte du 6 janvier au 5 mars 2026, est désormais close. Le Professeur Laghmani figure officiellement sur la liste des candidats désignés par la Tunisie, selon le site web du TIDM.

Né le 12 novembre 1957 à Tunis, Slim Laghmani est un juriste tunisien de renom, professeur émérite en droit public, spécialiste de droit constitutionnel et de philosophie du droit. Ancien directeur du département de droit public et du laboratoire « Droit communautaire et relations Maghreb-Europe », il a également présidé l’Association tunisienne de droit constitutionnel (2017-2020). Auteur de nombreux écrits dans ces trois domaines, il possède par ailleurs une solide expérience en matière de délimitation maritime.

Créé en 1996 et basé à Hambourg, le TIDM est l’organe judiciaire compétent pour l’interprétation et l’application de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer. Composé de 21 juges indépendants, il traite des litiges relatifs à la navigation, à l’exploitation des ressources marines, à la protection de l’environnement marin et à la délimitation des zones maritimes. Les juges sont élus pour un mandat de neuf ans renouvelable.