L’Institut arabe des droits de l’homme a organisé, dimanche, à Sfax en partenariat avec l’institut arabe des chefs d’entreprises (IACE) le quatrième dialogue sociétal sur “l’emploi face aux nouvelles mutations et aux défis du développement humain”.
Cette rencontre a pour objectif de faire la lumière sur l’importance des réformes dans les secteurs de la formation et de l’éducation à l’ère des mutations profondes imposées par l’intelligence artificielle.
A cette occasion, les participants ont souligné la nécessité d’agir en urgence pour faire face aux mutations profondes imposées par l’intelligence artificielle, mettant en garde contre le risque de disparition ou de transformation d’un cinquième des emplois actuels d’ici 2030, selon un communiqué de l’Institut arabe des droits de l’homme.
Au cours de cette rencontre, des données ont été présentées sur le marché de l’emploi en Tunisie. Le taux de chômage chez les jeunes (15-24 ans) atteint 38,4 pc, alors que le taux de chômage parmi les diplômés de l’enseignement supérieur s’élève à près de 22,5 pc avec un écart significatif entre les sexes (30,5% chez les femmes contre 11,7% chez les hommes).
Les experts ont attribué cette crise à deux facteurs structurels : la faiblesse des systèmes de l’éducation et de la formation professionnelle, et l’incapacité du tissu économique à progresser dans l’échelle de valeur, selon le même communiqué.
Les discussions se sont articulées autour de trois volets à savoir: l’état des lieux du secteur de l’emploi et l’analyse des déséquilibres entre l’offre et la demande, et les conséquences de la migration des compétences et les métiers d’avenir liés à l’économie verte et à l’innovation. Le troisième volet a porté sur les solutions économiques à même de renforcer le “travail décent” en tant levier de la croissance durable.


