L’Établissement de la Télévision Tunisienne a lancé dimanche 1er mars la diffusion de la série dramatique « Al Matbaa » (L’Imprimerie), réalisée par Mehdi Hmili, sur la chaîne nationale Al Wataniya 1, à l’issue du journal de 20h.

Composée de dix épisodes, l’œuvre marque la première incursion du réalisateur dans le format télévisuel, après un parcours dans le cinéma.

La série réunit notamment Younes Ferhi, Saoussen Maalej, Malika Ouij, Abdelhamid Bouchnek, Maram Ben Aziza, Slim Baccar, Ghanem Zrelli, Amira Darouiche, Younes Naouar et Nour El Hédi.

Le générique d’ouverture est interprété par Malika Ouij, sur une composition et un arrangement de Slim Arjoun, également auteur de la musique originale.

Dans une déclaration à l’agence TAP, Mehdi Hmili a indiqué que le projet remonte à 2022. Présenté une première fois à la Télévision tunisienne, il avait fait l’objet d’un accord de principe avant d’être reporté. Il a été relancé après avoir été soumis à une nouvelle procédure d’évaluation interne, puis retenu dans la grille de programmation.

Le réalisateur a souligné que cette expérience lui a permis de se confronter aux contraintes spécifiques de la production télévisuelle, caractérisée par un rythme de fabrication distinct de celui du cinéma, tout en conservant une approche esthétique inspirée de son travail sur grand écran.

Mehdi Hmili s’est fait connaître avec les longs métrages Thala mon amour (2016), Stream (2022), et Exil (2025), présentés dans plusieurs festivals internationaux.

Selon le réalisateur, « Al Matbaa » accorde une attention particulière aux composantes techniques – image, son, musique et décors – avec une dominante de tons gris en cohérence avec la thématique centrale de l’œuvre.

La série raconte l’histoire de Nejib, un peintre de 60 ans vivant avec son épouse atteinte de la maladie d’Alzheimer. Employé dans une imprimerie italienne menacée de fermeture, il se retrouve confronté à des difficultés financières aggravées par l’incarcération de son fils dans une affaire de chèques sans provision. Il est alors amené à exploiter ses compétences techniques pour falsifier de la monnaie.

La production aborde, à travers ce parcours, des questions liées à la responsabilité individuelle et aux choix imposés par la contrainte sociale et économique.

Une éventuelle deuxième saison dépendra de l’accueil du public et de la décision du producteur, a précisé le réalisateur.