Publié récemment par le Centre des musiques arabes et méditerranéennes (CMAM) Ennejma Ezzahra, en partenariat avec l’Institut Rachidia de la musique tunisienne et la maison d’édition Sotumedias, l’ouvrage en langue arabe consacré à la Rachidia, pôle de la musique tunisienne entre héritage et perspectives, constitue un travail de référence consacré à l’une des institutions musicales les plus emblématiques de Tunisie. Ce livre se propose de documenter le parcours de la Rachidia tout en ouvrant une réflexion sur ses rôles actuels et à venir.

Cet ouvrage est le fruit des travaux du colloque scientifique organisé le 11 avril 2025 au Palais Ennejma Ezzahra, à l’occasion de la célébration du 90ème anniversaire de la fondation de la Rachidia. Ce rendez-vous académique a constitué une étape majeure pour revisiter le parcours historique de l’institution, évaluer ses contributions à la sauvegarde et à la préservation du patrimoine musical tunisien, et examiner les enjeux actuels ainsi que les perspectives de son développement.

Structuré autour de huit contributions scientifiques abordant différentes facettes de l’expérience rachidienne, l’ouvrage rassemble un ensemble d’études et de recherches consacrées à l’histoire de la Rachidia et à ses multiples rôles dans le paysage musical tunisien, depuis sa création jusqu’à aujourd’hui. Il met en lumière son statut d’institution pionnière en matière de conservation et de valorisation du patrimoine musical national.

L’accent est mis sur les contextes historiques et culturels ayant accompagné sa fondation, ainsi que sur son rôle majeur dans la documentation de l’héritage musical tunisien, notamment à travers les travaux de collecte, de transcription et d’encadrement académique, tout en présentant les figures marquantes ayant contribué à la réalisation de ses objectifs artistiques et pédagogiques, et en retraçant les transformations successives de son ensemble musical.

L’ouvrage s’achève par une étude rédigée en langue française, intitulée “Les oubliés de la mémoire de la Rašīdiyya : A la mémoire du professeur Ahmed Haddad (1912-1995)”, signée par la chercheuse Rachida Jaibi. Ce texte rend hommage à des figures vouées à l’oubli dans l’histoire de la Rachidia, en restituant leur contribution à l’enrichissement de la mémoire musicale nationale.