La 31e édition du Festival maghrébin de Sidi Hamed, organisée les 4, 5 et 6 février dans la délégation de Souk Lahad (gouvernorat de Kébili), a officiellement démarré mercredi à la mi-journée avec une programmation axée sur les arts soufis et la valorisation du patrimoine immatériel local.
Le coup d’envoi a été donné à travers une fresque scénique d’envergure intitulée « L’Épopée de Bir el Houamed », mise en scène par Jalel Tlili, accompagnée de prestations de troupes folkloriques, d’une reconstitution de mariage traditionnel et d’animations destinées aux enfants. Une démonstration de tir sportif, assurée par l’Association régionale des chasseurs de Kébili, a également marqué l’ouverture.
Dans une déclaration au correspondant de la TAP à Kébili, Ridha Ben Nasr, membre du comité d’organisation, a présenté les grandes lignes de cette manifestation placée sous le slogan « Rihet Ejdoud » (« le parfum des ancêtres »). Le festival propose notamment “des démonstrations équestres ainsi que des spectacles de Hadhra et de Ziara, dans une démarche visant à valoriser l’héritage culturel et littéraire de la région tout en dynamisant la scène artistique locale”.
Selon la même source, cette édition comprend également “des compétitions sportives, un concours de mémorisation du Coran, des représentations patrimoniales dont la danse populaire « Rabiaa », ainsi que des soirées de hadhra réunissant différentes confréries”. Une rencontre culturelle intitulée « Lammet El Miad », organisée dans une oasis de la région, prévoit des lectures poétiques et une conférence consacrée au patrimoine soufi local.
Le programme inclut par ailleurs “un concours d’ascension de palmiers, des démonstrations de jeux traditionnels, un atelier culinaire pour enfants baptisé « Le petit chef » et un spectacle de lanternes volantes”, prolongeant l’élan festif et mémoriel de cette manifestation enracinée dans la tradition maghrébine.


