Dans un communiqué rendu public ce mercredi soir, l’Institut National du Patrimoine (INP) a exprimé sa vive préoccupation face à l’augmentation des interventions médiatiques “émanant de personnes non qualifiées”, s’appropriant des questions liées à l’archéologie, à l’histoire et au patrimoine culturel.
L’INP met en garde contre les risques de désinformation, qui peuvent fragiliser la protection du patrimoine national.
Dans son communiqué, l’INP rappelle que “seuls les spécialistes dûment habilités, chercheurs, universitaires et cadres scientifiques des institutions compétentes sont autorisés à interpréter, commenter et communiquer sur les vestiges archéologiques et l’histoire nationale”.
L’Institut invite les professionnels des médias à faire preuve “de discernement et de rigueur” en vérifiant la crédibilité et la légitimité scientifique des intervenants lorsqu’il s’agit de traiter de sujets aussi sensibles.
L’INP appelle également les citoyens à adopter “un comportement responsable” face aux vestiges archéologiques. Toute personne constatant des dégradations, des fouilles clandestines ou des atteintes au patrimoine est instamment invitée à alerter les autorités compétentes afin de permettre une intervention rapide et appropriée.
Enfin, l’INP rappelle que la protection du patrimoine est “une responsabilité collective qui nécessite une vigilance constante, dans le respect de la loi et de l’intérêt national”.


