Le dixième congrès international « Douleur 2026 » se tiendra les 29 et 30 janvier à Sousse. Ce rendez-vous scientifique entend repenser la manière dont on accompagne les patients souffrant de douleurs aiguës ou chroniques. Au cœur des débats : l’innovation thérapeutique et, surtout, une approche qui remet le patient au centre des préoccupations.

Pendant deux jours, médecins, chercheurs et autres professionnels de santé enchaîneront conférences plénières, échanges en tables rondes et ateliers pratiques organisés en parallèle.

L’occasion de passer de la théorie à la pratique, avec des démonstrations sur l’écho-guidage des douleurs musculosquelettiques, l’acupuncture, l’injection d’eau stérile ou encore l’analgésie par ondes lumineuses.

Le programme s’annonce résolument ouvert aux nouvelles pistes thérapeutiques : thérapies numériques, gestion des douleurs neuropathiques, utilisation du plasma riche en plaquettes (PRP), sans oublier des approches complémentaires comme l’hypnose, la phytothérapie ou la neuromodulation non invasive. Mais les organisateurs n’éludent pas les questions sensibles : la relation complexe entre obésité et douleur, la prise en charge des céphalées cervicogènes, les risques liés aux prescriptions d’AINS et d’opioïdes, ou encore la difficile problématique du « patient difficile » feront l’objet de discussions nourries, appuyées sur des cas cliniques réels.

Sur une page Facebook dédiée, l’équipe d’organisation insiste sur un constat partagé par de nombreux acteurs du secteur : la Tunisie manque encore de structures spécialisées dans la prise en charge de la douleur chronique. Ce congrès se veut donc bien plus qu’un simple événement scientifique, il ambitionne de devenir un lieu de rencontre, d’échange et de formation continue pour les professionnels tunisiens et internationaux engagés sur ce front des soins.