L’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a exprimé, mardi, dans un communiqué publié à l’occasion de la célébration du 80ème anniversaire de sa création, son inquiétude face à “la situation sociale et économique”.

L’UGTT a dénoncé ce qu’elle qualifie de “recul du dialogue social” et de “recrudescence des agressions et des poursuites contre un nombre de syndicalistes”.

Elle a appelé à assumer la responsabilité historique et à surmonter la crise interne que traverse l’organisation, dans le cadre des principes de la démocratie syndicale, afin que la célébration du 80ème anniversaire de sa création constitue le point de départ du développement et de la modernisation des mécanismes de travail, précise le communiqué.

L’UGTT a rappelé, dans son communiqué, le parcours militant de la centrale syndicale depuis sa fondation le 20 janvier 1946 et son rôle national et social sous la direction du leader syndicaliste Farhat Hached et ses camarades de la première génération.

Elle a également mis l’accent le rôle primordial de la centrale syndicale dans le mouvement national, l’édification des fondements de l’état d’indépendance et des institutions de la République, et la mise en place des législations relatives au travail, à la sécurité sociale et à l’éducation.

L’UGTT a indiqué que la création de l’organisation syndicale a permis de répondre à un besoin social pressant visant à accorder une voix aux travailleurs et aux employés, à enraciner le principe de militantisme national et social, mettant en avant les acquis enregistrés au profit des travailleurs et des différentes catégories sociales mise à part les sacrifices consentis par ses militants pour défendre l’autonomie de décision syndicale.

Au terme de ce communiqué l’UGTT, a renouvelé son soutien aux peuples opprimés, en particulier au peuple palestinien et son droit à la liberté et à l’indépendance, réaffirmant son engagement à continuer de défendre la justice sociale, les libertés et la démocratie.