Le bilan d’énergie primaire fait apparaître, à fin novembre 2025, un déficit de 5,8 Mtep enregistrant, ainsi, une hausse de 17% par rapport à la même période 2024, et ce, en comptabilisant la redevance, selon le rapport sur “la conjoncture économique (novembre 2025)” que vient de publier l’Observatoire National de l’Energie et des Mines.

Le taux d’indépendance énergétique, qui représente le ratio des ressources d’énergie primaire par la consommation primaire, s’est situé à 35%, à fin novembre 2025 contre 41% à fin novembre 2024.

Alors que, sans comptabilisation de la redevance, le taux d’indépendance énergétique se limiterait à 27%, à fin novembre 2025 contre 31%, durant la même période de 2024.

Les ressources d’énergie primaire se sont situées à 3,1 Mtep à fin novembre 2025, enregistrant, ainsi, une baisse par rapport à la même période de l’année précédente de 9%. Cette régression est due, principalement, à la diminution de la production nationale du pétrole brut et du gaz naturel.

Les ressources d’énergie primaire restent dominées par la production nationale de pétrole et du gaz qui participent tous les deux à hauteur de 70% de la totalité des ressources d’énergie primaire.

La part de l’électricité renouvelable (production STEG et privée et autoproduction) reste timide et ne représente que 3% des ressources primaires.

A signaler que la redevance sur le transit du gaz algérien a enregistré une baisse de 12%, à fin novembre 2025 par rapport à la même période 2024.

Pour la demande d’énergie primaire, elle a enregistré entre fin novembre 2025 et fin novembre 2024 une hausse de 6%. La demande du gaz naturel a augmenté de 9%, celle des produits pétroliers a enregistré une hausse de 3% et la production d’électricité à partir des sources renouvelables a augmenté de 12%.

La structure de la demande en énergie primaire a enregistré un léger changement, en effet, la part de la demande des produits pétroliers est passé de 50% à fin novembre 2024 à 48, durant la même période de 2025. La part du gaz naturel a augmenté, par contre, de 49 %, à fin novembre 2024 à 51%, à fin novembre 2025.