La Tunisie occupe la 12e place à l’échelle mondiale en matière de production scientifique a déclaré samedi, l’enseignante-chercheuse à l’école nationale des ingénieurs à la Manouba, Samiha Khlifa, en marge d’une conférence sur le troisième dialogue sociétal, organisée par l’Institut arabe des droits de l’homme en collaboration avec l’Institut arabe des chefs d’entreprise sur le thème “l’éducation en Tunisie: enjeux sociaux, défis économiques et perspectives de développement durable”.

A cette occasion, Samiha Khlifa a indiqué que la Tunisie occupe le 130e rang à l’échelle mondiale en termes d’impact de la production scientifique sur la société, appelant à la nécessité de produire des connaissances tunisiennes et de les mettre à la disposition des Tunisiens et à travers le monde.

De son côté, le président de l’Institut arabe des droits de l’homme Abdelbasset Ben Hassan, a passé en revue les objectifs de cette conférence qui s’inscrit dans le cadre du programme de l’institut avec un groupe de partenaires afin de promouvoir l’éducation économique.

Le troisième dialogue sociétal comprend plusieurs thèmes tels que la numérisation, le développement, l’emploi, la qualité et le partenariat en vue d’instaurer une éducation durable et inclusive face à plusieurs défis, dont la baisse du taux de scolarisation et des dépenses publiques et la capacité de l’éducation à répondre aux transformations démographiques, aux changements climatiques et au chômage.

Il a également indiqué que le secteur de l’éducation est confronté plusieurs défis à l’échelle nationale et internationale dont notamment les défis démographiques et le vieillissement de la population, soulignant que la Tunisie fait face à des enjeux sociaux, tels que l’augmentation des taux de chômage parmi les diplômés du supérieur.

Il a appelé à la nécessité de développer le secteur éducatif en Tunisie et de consacrer le principe de coopération, qui est le 17ème objectif de développement durable.

Pour sa part, le directeur exécutif de l’Institut arabe des chefs d’entreprise, Majdi Hassan, a souligné que des pressions sont exercées sur le marché de l’emploi en Tunisie, notamment en raison de l’augmentation des demandes pour certaines professions telles que la médecine, les sciences infirmières et l’ingénierie informatique, ajoutant que le tissu industriel tunisien tend à employer une main-d’œuvre spécialisée dans les grandes usines, contre un pourcentage moindre pour les diplômés du supérieur.