
Œuvre dramatique inspirée d’une histoire réelle, Donya explore les failles d’un personnage narcissique et déviant, pris dans un jeu de domination affective où la violence psychologique affleure sous les apparences. Le film déploie une écriture resserrée, privilégiant la tension intérieure et les silences chargés de sens, dans une mise en scène qui épouse les fragilités de ses protagonistes.
Le long métrage est porté par l’actrice tunisienne Nejla Ben Abdallah, aux côtés de l’acteur égyptien Mohamed Mehrane. La distribution réunit également Salwa Mohamed, Hassen Doss, Marouane Al Andaloussi, Roula Khayat, ainsi que les enfants Yasmine Khazri, Assir et Waela Kaabi. Le ténor Hassen Doss signe une participation singulière en apparaissant à l’écran tout en composant la musique originale du film, pensée comme une respiration émotionnelle au cœur du récit.
Né en 1988, Mohamed Khalil Bahri s’est construit un parcours évolutif dans l’audiovisuel, passant de la réalisation télévisuelle aux clips musicaux et aux courts métrages, avant de s’imposer dans le long métrage de fiction. Sa filmographie se distingue par une attention constante portée aux mécanismes psychologiques et aux zones d’ombre des relations humaines.
Il s’est fait connaître avec To the Last Breath, thriller psychologique inspiré d’une histoire vraie, qu’il a écrit, réalisé et produit, avant de signer Hades (Hajar El Oued), film mêlant romance et enquête policière autour de deux journalistes, diffusé ensuite sur la plateforme tunisienne Artify. Plus récemment, il a exploré un registre différent avec The Ring of Didon, film fantastique destiné au jeune public, ancré dans l’imaginaire de la Carthage antique.
Donya est produit par Saïd Saïdi et Magdi El Husseini, avec la participation de Perfect Vision, société audiovisuelle fondée en Tunisie en 2014 et implantée aux Émirats arabes unis depuis 2023, active dans le cinéma, la télévision, la publicité et le clip musical. La distribution est assurée par le groupement Goubantini.
La sortie nationale du film, annoncée pour le 21 janvier, inscrit Donya dans la dynamique actuelle du cinéma tunisien, où l’exploration de l’intime devient un territoire privilégié de renouvellement narratif et esthétique.


