La situation du secteur de la santé, ses principaux défis ainsi que le suivi de l’avancement des projets en cours, ont été au centre d’une séance de travail présidée, jeudi soir, par le gouverneur de Médenine, Walid Taboubi.

Cette réunion s’inscrit dans le cadre du suivi périodique des différents secteurs et du renforcement de la coordination entre les structures régionales et centrales, en vue d’améliorer la qualité des services, de moderniser les équipements et d’accélérer la réalisation des projets dans les délais impartis.

Il ressort de cette séance que le gouvernorat compte actuellement 60 projets dans le secteur de la santé, à différents stades de réalisation, pour un coût global dépassant 58 millions de dinars.

plusieurs projets sanitaires sont achevés, tandis que d’autres affichent des taux d’avancement oscillant entre 40% et 90%. Certains n’ont pas encore démarré, en raison notamment de la reprise des procédures de passation des marchés ou de leur traitement au niveau central.

Ces projets portent, entre autres, sur la reconstruction d’infrastructures sanitaires à Zarzis, l’Office national de la famille et de la population, ainsi que l’aménagement des services des urgences à Zarzis et à Ben Guerdane.

Plusieurs structures ont récemment été mises en exploitation, dont cinq centres de santé de base, un centre régional de médecine scolaire et universitaire, une banque de sang à Ben Guerdane, ainsi que des unités spécialisées de radiologie et d’exploration fonctionnelle.

D’autres projets sont en phase de réception provisoire, incluant des travaux de réhabilitation et la création d’unités médicales mobiles.

Par ailleurs, les établissements de santé ont été renforcés, en 2024 et 2025, par des équipements médicaux d’une valeur avoisinant 9 MD.

Malgré ces avancées, le secteur reste confronté à un déficit en médecins spécialistes et à des besoins accrus en ressources humaines et en structures de soutien biomédical.