Une journée régionale sur les opportunités d’investissement dans le secteur des énergies renouvelables dans les gouvernorats du 5e district a été organisée, jeudi, à Kébili.
Le directeur de la transition énergétique au ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Abdelhamid Khalfallah a indiqué, à l’Agence TAP, que cette journée régionale s’inscrit dans le cadre de la stratégie de l’État visant à encourager l’investissement dans le domaine des énergies renouvelables, à travers un rapprochement accru avec les promoteurs afin d’expliquer les procédures, les incitations et les mesures d’encouragement à l’investissement dans ce secteur, pour atteindre l’objectif ambitieux que la Tunisie s’est fixée à l’horizon 2030, à savoir produire 35 % des besoins du pays en électricité à partir des énergies renouvelables.
Il a souligné que des améliorations ont été apportées ces dernières années aux cadres législatifs régissant l’investissement dans le secteur des énergies renouvelables, précisant que la phase actuelle se caractérise par la mise en œuvre de plusieurs projets dans ce domaine, à l’instar du projet de la centrale réalisée à Kairouan avec une capacité de production de 100 mégawatts et entrée en exploitation en décembre dernier ainsi que du projet “Prosol” (Promotion des Énergies Renouvelables en Tunisie), lancé en 2010 et atteignant actuellement une capacité de production avoisinant les 400 mégawatts.
Il a insisté sur l’importance de ce mode de production pour l’amélioration de la compétitivité des projets industriels, notamment en réduisant la pression liée au coût de l’électricité et en répondant aux exigences de l’empreinte carbone à travers la diminution des émissions de gaz.
Il a également indiqué que les systèmes de production incluent le régime des autorisations destiné aux projets de petite et moyenne envergure, permettant la réalisation de projets d’une capacité de production comprise entre 1 et 10 mégawatts et la vente de l’électricité produite à la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG).
Ce régime a permis l’octroi de 58 autorisations entre 2017 et 2020. Il a connu un engouement important, portant le nombre de projets attribués en 2025 à 186 projets, pour une capacité de production équivalente à 287 mégawatts, dépassant ainsi l’objectif fixé par le ministère, estimé à 200 mégawatts.
La même source a, par ailleurs, évoqué l’existence d’un troisième régime de production, celui des marchés et grandes concessions dépassant 50 mégawatts, qui englobe plusieurs grands projets, qu’il s’agisse de ceux déjà entrés en phase d’exploitation, comme le projet de Kairouan, ou de ceux en cours de réalisation et qui entreront prochainement en production, à l’instar des projets de Sidi Bouzid et de Tozeur.
De son côté, le directeur général de l’Office de Développement du Sud (ODS), Khaled Hachicha, a estimé, dans une déclaration à l’Agence TAP, que les énergies renouvelables en Tunisie, et dans le cinquième district en particulier, constituent un enjeu majeur pour stimuler le développement. Il a souligné que la forte baisse des énergies conventionnelles, notamment depuis 2010, impose une orientation vers les énergies alternatives et renouvelables, compte tenu des opportunités d’investissement dont dispose la Tunisie dans ce domaine, que ce soit à travers la production d’électricité à partir de l’énergie éolienne ou solaire (énergie photovoltaïque).
Il a mis en avant les importantes opportunités de complémentarité entre les gouvernorats du cinquième district pour l’investissement dans les énergies renouvelables, lesquelles représentent l’un des piliers du développement et offrent des perspectives pour le soutien des différents autres secteurs, en plus de leurs dimensions exportatrices vers les pays voisins, grâce à la capacité de satisfaire les besoins internes et de dégager un excédent exportable. Il a appelé, à cet égard, à une exploitation optimale des incitations mises en place par l’État pour l’investissement dans le secteur des énergies renouvelables.
Pour sa part, le membre du conseil du 5e district représentant le gouvernorat de Kébili, Fathi Belhaj Ali, a mis en valeur les opportunités d’investissement dont dispose cette région et l’existence de nombreux facteurs favorables à la création de projets dans ce domaine, notamment l’importante étendue géographique du district, qui représente plus de 47 % de la superficie totale de la Tunisie, ainsi que ses caractéristiques climatiques, avec environ 120 jours de vent et 300 jours d’ensoleillement par an.


