Une séance de travail consultative s’est tenue, mardi, au siège du gouvernorat de Gafsa, consacrée à la réalisation de l’étude d’impact environnemental et social du projet de production d’électricité à partir de l’énergie éolienne dans les zones d’El Guettar-Est et d’El Onog, relevant de la délégation d’El Guettar.
La réunion, supervisée par le secrétaire général du gouvernorat, Khalifa Labiadh, a été marquée par la présentation du projet qui sera mis en œuvre par le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, en partenariat avec le programme de coopération allemande (GIZ).
Ce projet s’inscrit dans le cadre du plan national de l’État visant à réduire les émissions de carbone de 45% d’ici 2030 par rapport à 2010, objectif qui devrait être atteint grâce au renforcement de l’utilisation des énergies renouvelables et à l’augmentation de leur part dans la production d’électricité à 35% à l’horizon 2030.
Selon la même présentation, le projet de production d’électricité à partir de l’énergie éolienne permettra de réduire les émissions de dioxyde de carbone, de valoriser les ressources naturelles du pays, de créer des emplois temporaires directs et indirects durant la phase de réalisation des travaux, ainsi que de contribuer au développement économique et social de la région.
Le directeur général de l’électricité et de la transition énergétique au ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Belhassen Chiboub, a indiqué, dans une intervention à distance lors de la séance, que “l’État tunisien œuvre à renforcer son indépendance énergétique à travers l’intégration des énergies renouvelables, ce qui contribuera à réduire le déficit énergétique, actuellement inférieur à 40%”.
Il a ajouté que le projet de production d’électricité à partir de l’énergie éolienne dans la zone d’El Onog, relevant de la délégation d’El Guettar, aura une capacité de 200 mégawatts.
Il s’agit d’un projet national inscrit dans la stratégie nationale de transition énergétique, qui concernera dans une première phase les zones de Tebaga dans le gouvernorat de Kébili (capacité de production de 600 mégawatts) et du mont Abderrahmane dans le gouvernorat de Nabeul (capacité de production de 400 MW) en tant que sites principaux ciblés.
L’État prévoit également d’ajouter de nouveaux sites dans les gouvernorats de Kasserine, Médenine et Zaghouan afin de renforcer les capacités du pays en matière d’énergies renouvelables.


