Le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES) a appelé à la mise en place d’un plan de sauvetage urgent pour la pharmacie centrale et les établissements publics de santé dans le cadre de politiques publiques alternatives capables afin de fournir tous les types de médicaments « sans restriction ni condition ».

Dans un communiqué, le FTDES a alerté sur « la gravité de cette crise » qui résulte, selon lui, des « dysfonctionnements profonds et persistants » de la pharmacie centrale, ainsi que de la fin de la relation contractuelle entre la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) et le syndicat des pharmacies privées, sans alternatives.

Il a estimé que priver des milliers de patients de médicaments, que ce soit par une interruption totale ou un approvisionnement intermittent, ne constitue pas « une simple crise conjoncturelle », mais « une violation grave du droit constitutionnel à la santé et un crime dont la responsabilité incombe à tous ceux qui ont fait preuve de négligence, d’inaction ou de manipulation dans le domaine de la santé publique ».

Le forum a demandé l’ouverture d’enquêtes sérieuses afin de déterminer les responsabilités et de traduire en justice toutes les personnes impliquées dans la violation du droit à la santé, dans le cadre de son suivi de ce qu’il a qualifié d’aggravation «dangereuse » de la pénurie de médicaments destinés au traitement du cancer en Tunisie et de nombreuses autres maladies, soulignant que « le droit au traitement n’est ni un privilège ni une faveur, mais un droit fondamental inaliénable et non négociable ».