Colibris
L’initiative sera menée en partenariat avec la Fédération Tunisienne du Textile et de l’Habillement (FTTH), affirme la jeune pousse, précisant que la grande majorité des déchets textiles sera recyclée. Les articles jugés encore valables à l’usage seront renvoyés vers des associations caritatives qui se chargeront de les donner à des gens nécessiteux.
Dans ce projet, Colibris s’occupera de l’organisation et de la logistique entre tous les intervenants.
Pilier stratégie de l’économie nationale, le secteur du textile-habillement a généré 9,5 milliards de dinars de recettes à l’exportation en 2025, d’après le président de la FTTH, Haithem Bouajila.
Le secteur regroupe environ 1 500 entreprises industrielles, employant près de 155 000 personnes, selon la FTTH. La filière dispose d’un fort potentiel de croissance, si des réformes structurelles sont mises en œuvre, notamment à travers la révision du cadre législatif, le renforcement de l’attractivité du climat des affaires et l’appui de la transition durable du secteur.
En octobre 2025, le Centre Technique du Textile (CETTEX) rattaché au ministère de l’industrie, a franchi une étape décisive dans son engagement pour la durabilité, en amorçant un processus de formation en économie circulaire textile, dans le cadre du projet GTEX MENATEX Tunisie, projet d’appui au secteur textile et habillement mettant l’accent sur la durabilité, la circularité et la digitalisation.
Mené par les experts en économie circulaire textile du centre, ce processus de formation est axé autour du choix des matériaux durables, des processus, technologies innovantes et opportunités d’investissement et des pratiques de collecte, de tri et de valorisation des déchets textiles, transformant les “déchets” en ressources.
A l’échelle nationale, la filière textile s’est fixée comme objectif d’atteindre un taux de recyclage de 50 % des déchets textiles-habillement d’ici 2030. Cette cible se fonde sur des rapports de programmes de développement durable dans le secteur.
L’industrie textile en Tunisie, génère, selon des études sur les déchets, environ 31 000 tonnes de déchets textiles pré-consommation chaque année, dont une part significative est recyclable, mais la majorité n’est pas encore transformée localement faute d’infrastructures de recyclage bien développées.


