Le Fonds saoudien Red Sea Fund a annoncé l’ouverture de son appel à candidatures destiné au financement de films en phase de post-production, une étape charnière où les œuvres, encore à l’état de promesse, cherchent leur forme définitive avant d’entrer dans le circuit de la diffusion et de l’exposition.
Les candidatures sont ouvertes du 6 au 27 janvier 2026, et s’adressent aux réalisateurs de nationalité ou d’origine arabe, ainsi qu’aux cinéastes de nationalités africaines et asiatiques, portant des projets de long métrage d’une durée minimale de 60 minutes. Les genres éligibles couvrent la fiction narrative, le documentaire et l’animation.
Le fonds précise que seuls les projets disposant d’un rough cut complet pourront être examinés. Celui-ci devra être transmis sous la forme d’un lien de visionnage privé en ligne, pour une durée minimale de 60 minutes, et accompagné de sous-titres en anglais pour tout dialogue non anglophone.
Dans le détail, le dossier de candidature devra comprendre un ensemble de documents obligatoires, soumis en anglais — à l’exception du scénario des projets saoudiens, qui peut être présenté en arabe. Parmi les pièces requises figurent notamment un logline (entre 30 et 80 mots), un synopsis développé (300 à 500 mots), la chaîne des titres du film, le scénario final pour les fictions et animations ou le traitement final de l’auteur pour les documentaires, ainsi qu’un budget détaillé couvrant l’ensemble des phases du projet, du développement à la post-production.
Les candidats devront également fournir un plan de financement complet, incluant l’ensemble des aides sollicitées ou obtenues — qu’elles soient financières ou en nature — ainsi qu’une note précisant l’utilisation prévue de la subvention accordée par le Red Sea Fund au stade de la post-production. Un calendrier de production, indiquant la date prévisionnelle d’achèvement du film, est également exigé.
Le dossier devra en outre inclure une vidéo du réalisateur ou du producteur, présentant l’état d’avancement du projet et du montage en cours, accompagnée de sous-titres, les biographies des réalisateurs et producteurs, une copie du passeport du réalisateur, un mood board, ainsi qu’une stratégie de sortie et de distribution.
À ces éléments obligatoires peuvent s’ajouter, à titre optionnel, le scénario ou le traitement dans la langue originale, un storyboard ou tout autre matériel susceptible d’éclairer l’univers artistique et la trajectoire du film.
En soutenant des œuvres au moment délicat où le récit s’affine, où l’image se resserre et où le montage devient une écriture à part entière, le Red Sea Fund réaffirme son engagement en faveur de la diversité des regards et de la circulation internationale des cinématographies issues du Sud global, accompagnant les films jusqu’à leur pleine maturation et leur rencontre avec le public.


