Hélicoptères militaires américains survolant Caracas lors d’une intervention armée au Venezuela, avec explosions visibles près de bâtiments gouvernementaux, janvier 2026.Des médias américains et internationaux rapportent qu’une opération militaire des États-Unis a visé le Venezuela dans la nuit du samedi 3 janvier 2026, avec des explosions signalées autour de Caracas et dans plusieurs États. Washington affirme avoir capturé le président Nicolás Maduro et son épouse Cilia Flores.

Frappe et opération : chronologie rapportée

Selon Reuters, le Venezuela a dénoncé une « agression militaire » américaine, évoquant des attaques dans la capitale Caracas et dans les États de Miranda, Aragua et La Guaira. Le gouvernement vénézuélien a annoncé un état d’urgence et appelé à la mobilisation.

Côté américain, Reuters et Associated Press (AP) indiquent que le président Donald Trump a déclaré que les forces américaines avaient mené une « large scale strike » et capturé Nicolás Maduro et son épouse, avant de les faire sortir du pays.

Statut de Maduro et poursuites annoncées

AP rapporte que Maduro et Flores auraient été transférés vers New York pour y faire face à des charges liées au “narco-terrorism” (selon l’accusation américaine) et que la base légale de l’opération faisait déjà l’objet de questions aux États-Unis.

CBS News indique, dans ses mises à jour en direct, que l’administration américaine présente l’opération comme une action mêlant dimension militaire et judiciaire, et rapporte des déclarations selon lesquelles les États-Unis entendent « gérer » le pays de manière temporaire, le temps d’une transition.

Infrastructures pétrolières et impacts économiques immédiats

Sur le plan énergétique, Reuters rapporte que la production et le raffinage de la compagnie publique PDVSA fonctionnaient « normalement » et qu’aucun dommage n’était signalé sur les installations pétrolières, selon des sources proches des opérations. Reuters mentionne en revanche des dégâts importants au port de La Guaira (port non utilisé pour les exportations pétrolières).

Reuters rappelle aussi qu’en décembre, les États-Unis ont annoncé un blocus visant les pétroliers entrant/sortant du Venezuela et saisi deux cargaisons ; selon Reuters, ces mesures ont contribué à réduire les exportations (référence à 950 000 b/j expédiés en novembre).

Réactions internationales et question du droit

Reuters recense des réactions internationales, dont celle du secrétaire général de l’ONU, via son porte-parole, évoquant un « dangereux précédent » et l’importance du respect du droit international et de la Charte des Nations unies.

De son côté, The Guardian rapporte que plusieurs spécialistes du droit international interrogés estiment que l’opération pourrait contrevenir à la Charte de l’ONU, faute de mandat du Conseil de sécurité ou de justification claire au titre de la légitime défense (selon leurs analyses citées par le journal).