Le Conseil du Marché Financier (CMF) a annoncé, vendredi, qu’il va renforcer son dispositif d’adhésion effective des intervenants du marché, à travers le passage d’une conformité formelle à une approche fondée sur les risques et la bonne gouvernance.
Cette mesure s’inscrit dans le cadre de sa stratégie pour l’année 2026, qui vient d’être adoptée, dans le domaine de lutte contre le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme et la prolifération des armes.
Une attention particulière sera accordée au renforcement de l’application effective des sanctions financières ciblées à travers la vérification de l’efficacité des dispositifs de filtrage par rapport aux listes nationales et internationales et l’application immédiate des mesures de gel sans notification préalable, prévient le CMF, dans un communiqué.
Sa démarche s’inscrit également dans le cadre de l’exercice de ses missions légales visant à préserver l’intégrité et la transparence du marché financier tunisien, indique le CMF, relevant que sa stratégie 2026 s’articule autour de plusieurs axes complémentaires, en cohérence avec les standards internationaux et les recommandations du Groupe d’action financière (GAFI).
Le CMF prévoit, ainsi, d’assurer le suivi de la mise en œuvre des plans d’action issus des travaux de contrôle, le renforcement du rôle des structures de conformité et de contrôle interne, ainsi que l’intensification des actions de sensibilisation et de diffusion d’alertes périodiques relatives aux risques émergents, tout en encourageant le recours aux solutions numériques modernes en matière de connaissance du client et de surveillance des opérations.
Des programmes de formation spécialisés au profit des cadres du CMF et des intervenants du marché seront mis en place en plus de l’élaboration et la publication de guides sectoriels visant à harmoniser la compréhension et l’application des exigences réglementaires et à promouvoir une culture durable de conformité.
Pour l’année 2026, le CMF projette aussi d’améliorer la qualité du reporting et de l’analyse, à travers le relèvement du niveau de précision et d’efficacité des déclarations d’opérations suspectes, le respect des délais légaux et le renforcement de la contribution des entités assujetties aux déclarations auprès de la Commission Tunisienne des Analyses Financières (CTAF).
Il prévoit également le développement de l’analyse financière et le renforcement de la coordination avec les autorités judiciaires, sécuritaires et de contrôle, ainsi que l’investissement dans les outils numériques et les mécanismes d’alerte précoce.


