La balance budgétaire a fait ressortir un excédent de l’ordre de 655 millions de dinars (MD), à fin septembre 2025, contre un déficit à hauteur de 1067 MD, une année auparavant, d’après le rapport de Résultats provisoires de l’Exécution du Budget de l’Etat, que vient de publier par le ministère des Finances.
Ce résultat positif a été favorisé par l’accroissement des ressources budgétaires à un rythme plus important (+6,9% pour atteindre 36 milliards de dinars) que celui des charges budgétaires (+2,7% à 35,2 milliards de dinars).
L’amélioration des ressources budgétaires est expliquée, essentiellement, par la hausse des recettes fiscales de 7,6%, à 33,4 milliards de dinars, et des recettes non fiscales de 13,6%, à 2,4 milliards de dinars, en comparaison avec la même période de l’année dernière.
Pour ce qui est de l’augmentation des charges budgétaires, elle est due à l’accroissement des dépenses de rémunération de 5%, à 17,4 milliards de dinars, et des dépenses d’intervention de 10,8%, à près de 9,2 milliards de dinars.
En revanche, les dépenses d’investissement et de gestion ont enregistré une baisse respectivement de 12,2%, à 2,7 milliards de dinars, et de 13,4%, à environ 1,2 milliards de dinars, à fin septembre 2025.
En fait, les dépenses gestion ne représentent que 3,4% de l’ensemble des dépenses de l’Etat et ceux d’investissement se limitent à 7,8% de total de ces dépenses. A contrario, les dépenses de rémunération et d’intervention accaparent respectivement 49,5% et 26,1% de tous les dépenses de l’Etat.
De même, les charges de financement (intérêts de la dette) ont légèrement régressé de 4,1%, passant de 4,8 milliards de dinars, durant les neuf premiers mois de 2024, à 4,6 milliards de dinars, en septembre 2025.
En ce qui concerne les ressources de trésorerie, elles ont évolué positivement de 16,5%, à 15 milliards de dinars, à fin du troisième trimestre 2025, contre 12,9 milliards de dinars, une année auparavant. Ces ressources seront mobilisées, à hauteur de 99% (14,8 milliards de dinars) pour le remboursement du principal de la dette.
Hausse du service de la dette publique de 19%
Le document du ministère des Finances a fait état, en outre, de la hausse du service de la dette publique de 19%, pour dépasser les 19,5 milliards de dinars, dont 10,8 milliards de dinars, de dettes intérieures et 8,7 milliards de dinars de dettes extérieures.
Il importe de noter que le gouvernement s’oriente de plus en plus vers le recours à la dette intérieure, laquelle a connu une hausse de 42,7%, en une année (septembre 2024 – septembre 2025), au détriment de la dette extérieure, qui a enregistré une baisse de 1,3% durant la même période.


